Aller au contenu principal

La rentabilité en élevage laitier

Améliorer le niveau génétique et adapter l’alimentation à chaque stade de production permettent d’améliorer l’efficacité économique des élevages laitiers.

L’alimentation doit être adaptée aux stades de production.
L’alimentation doit être adaptée aux stades de production.
© Pierre Cordonnier

Les éleveurs de brebis laitières, comme toutes les filières d’élevage, subissent une forte augmentation du coût des matières premières. Des leviers existent pour augmenter l’efficacité économique des exploitations et limiter l’impact de la hausse des charges. Premièrement : optimiser la productivité des brebis laitières. Deux pistes sont envisageables, le progrès génétique et la conduite alimentaire. Pour améliorer génétiquement son cheptel, il faut avoir recours à l’insémination ou à la monte naturelle contrôlée avec des béliers sélectionnés. Il est essentiel d’assurer un renouvellement suffisant, supérieur à 25 %, et de gérer correctement son inventaire par des réformes ciblées en valorisant les résultats du contrôle laitier. L’élevage des agnelles est une étape importante à ne pas rater pour préparer la carrière de la future brebis. Il faut privilégier une alimentation à base de fourrages et veiller à constituer des lots homogènes par classe d’âge ou de poids. Pour les brebis, la lactation se prépare dès la phase d’allaitement. Il est recommandé de séparer les agneaux des brebis quelques heures par jour, dix jours après la mise bas pour favoriser la montée de lait, et de vider les mamelles des brebis les plus productives. La fourniture d’une alimentation adaptée en quantité et en qualité aux stades clés de production est aussi capitale. Il faut être vigilant sur les transitions alimentaires en appliquant pendant un minimum de dix jours des rations intermédiaires et en évitant de réaliser ces changements en périodes délicates. Il est recommandé de conduire l’alimentation des brebis laitières en lots physiques pour assurer un meilleur ajustement des apports aux besoins et éviter le gaspillage alimentaire.

La suite dans le Réveil Lozère, page 10, édition du 11 février 2016, numéro 1346.

Les plus lus

Mickaël Vignal, au centre, a investi dans une centrale photovoltaïque de 36 kWc dont une partie de la production est autoconsommée.
Avec la baisse des tarifs de rachat d'électricité, l’autoconsommation est-elle devenue rentable ? 

À Sugères, Mickaël Vignal, éleveur laitier, a investi dans l'énergie solaire pour réduire sa facture d’électricité de 28…

Un nouveau kit d’introduction dérogatoire a été mis en place par le GDS. Il concerne les lots d’au moins 10 bovins âgés de moins de 24 mois, destinés uniquement à la boucherie ou à l’export.
Au 1er avril 2026 : les règles d'introduction des bovins évoluent

Les règles d’introduction des bovins en Haute-Loire évoluent le 1er avril 2026 afin de mieux concilier sécurité…

portrait de Domniqué Chargé, président de La Coopérative Agricole.
Dominique Chargé voit les coopératives “prêtes à reconstruire de la souveraineté”

Dans un pays aux 2 100 coopératives et où trois agriculteurs sur quatre sont adhérents, le chef de l’organisation faîtière des…

tank à lait avec des gens
Surproduction laitière : « L’enjeu est de faire la marche arrière la plus basse possible sur les prix »

Florent Kaplon, président du CRIEL et directeur amont des fromageries Dischamps analyse la conjoncture laitière et apporte un…

Le Cantal est le département de la région où la collecte laitière a le plus progressé fin 2025.
Lait de vache : Pourquoi la collecte laitière augmente ?

Depuis la fin de l'année, la production laitière a fortement augmenté à la faveur d'un automne clément et de fourrages…

De gauche à droite : Pierre Prallon, JA 43, Lionel Guy, président de la section lait de la FDSEA 43, Éric Richard, administrateur de la FNPL et vice-président  section lait de la FDSEA 43, Ludovic Blin, vice-président de la FNPL, J-Paul Peyral, administrateur FNPL et Géraud Bruel, président de la section lait du Cantal.
Tournée régionale FNPL : les éleveurs paient l’addition d’un manque d’anticipation industriel dans la crise laitière

En 2026, les éleveurs laitiers français paient le prix fort d’un manque d’anticipation industriel. C'est l'analyse portée par…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière