Aller au contenu principal

La remise en route des ports céréaliers sera « compliquée »

Les ports maritimes ukrainiens, essentiels pour l’exportation de grains, mettront « du temps avant leur remise en marche », a estimé le 23 mars Jean-François Lépy, directeur général de Soufflet Négoce (InVivo).

Chargement de 6 000 tonnes d’orge dans un bateau sur le terminal Senalia du port de Rouen.
Chargement de 6 000 tonnes d’orge dans un bateau sur le terminal Senalia du port de Rouen.
© JC Gutner

« Il ne faudra pas compter sur les ports maritimes ukrainiens pendant une bonne partie de la campagne 2022-2023 », a-t-il déclaré lors d’une conférence d’Intercéréales (interprofession). Des propos en contradiction avec ceux du ministre ukrainien de l’Agriculture Roman Leshchenko, pour qui les infrastructures maritimes seraient capables de reprendre en « une semaine », d’après une interview pour Agra Presse le 11 mars. « Ce n’est pas vrai, il faudra des mois et des mois », a affirmé Jean-François Lépy. Et pour cause, « les ports sont minés ou ont été entravés » afin d’empêcher toute circulation. Le chenal du Dniepr est lui aussi miné. Résultat, « la remise en route des installations va être assez compliquée ». « On a appris hier (le 22 mars, NDLR) que le silo de Bunge à Mykolaiv a été bombardé et que les outils de chargement ont explosé », a-t-il ajouté. L’Ukraine, quatrième exportateur mondial de maïs, numéro un en huile de tournesol, dispose encore de 7 millions de tonnes de blé, 15 millions de tonnes de maïs, 600 000 t d’orge, 1 à 1,5 millions de tonnes d’oléagineux à exporter sur 2021-22, d’après ses chiffres.

Les plus lus

Mickaël Vignal, au centre, a investi dans une centrale photovoltaïque de 36 kWc dont une partie de la production est autoconsommée.
Avec la baisse des tarifs de rachat d'électricité, l’autoconsommation est-elle devenue rentable ? 

À Sugères, Mickaël Vignal, éleveur laitier, a investi dans l'énergie solaire pour réduire sa facture d’électricité de 28…

Un nouveau kit d’introduction dérogatoire a été mis en place par le GDS. Il concerne les lots d’au moins 10 bovins âgés de moins de 24 mois, destinés uniquement à la boucherie ou à l’export.
Au 1er avril 2026 : les règles d'introduction des bovins évoluent

Les règles d’introduction des bovins en Haute-Loire évoluent le 1er avril 2026 afin de mieux concilier sécurité…

portrait de Domniqué Chargé, président de La Coopérative Agricole.
Dominique Chargé voit les coopératives “prêtes à reconstruire de la souveraineté”

Dans un pays aux 2 100 coopératives et où trois agriculteurs sur quatre sont adhérents, le chef de l’organisation faîtière des…

tank à lait avec des gens
Surproduction laitière : « L’enjeu est de faire la marche arrière la plus basse possible sur les prix »

Florent Kaplon, président du CRIEL et directeur amont des fromageries Dischamps analyse la conjoncture laitière et apporte un…

Le Cantal est le département de la région où la collecte laitière a le plus progressé fin 2025.
Lait de vache : Pourquoi la collecte laitière augmente ?

Depuis la fin de l'année, la production laitière a fortement augmenté à la faveur d'un automne clément et de fourrages…

De gauche à droite : Pierre Prallon, JA 43, Lionel Guy, président de la section lait de la FDSEA 43, Éric Richard, administrateur de la FNPL et vice-président  section lait de la FDSEA 43, Ludovic Blin, vice-président de la FNPL, J-Paul Peyral, administrateur FNPL et Géraud Bruel, président de la section lait du Cantal.
Tournée régionale FNPL : les éleveurs paient l’addition d’un manque d’anticipation industriel dans la crise laitière

En 2026, les éleveurs laitiers français paient le prix fort d’un manque d’anticipation industriel. C'est l'analyse portée par…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière