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La régionalisation en marche à la FRCuma d’AuvergneRéseau CUma

Depuis le 5 mars 2015, la régionalisation est officiellement lancée dans les quatre départements d’Auvergne. Les fédérations départementales deviendront des sections de la FRCuma.

Au 1er janvier 2018, il ne restera plus qu’une seule fédération de Cuma en Auvergne. C’est en tout cas l’objectif que s’est fixée la fédération régionale des Cuma d’Auvergne (FRCuma) réunie en assemblée générale le 27 mars au lycée agricole de Bonnefont en Haute-Loire. La décision est en effet officielle depuis le 5 mars 2015, date à laquelle le conseil d’administration de la FRCuma a acté le projet de régionalisation.

Pour le président de la fédération régionale, Philippe Majeune, il n’est pas question de supprimer l’échelon départemental : «les fédérations départementales sont transformées en sections, les cotisations sont uniformisées et appelées par la fédération régionale, un seul budget mais un rôle affirmé des élus de proximité (avec une mission claire) et des salariés embauchés par la FRCuma».

Les futures sections départementales, dont les principales missions seront l’animation de proximité, conserveront une représentativité politique au sein de la FRCuma.

 

Echéance 2018

La régionalisation, dont l’échéance a été fixée en 2018, favorisera la mutualisation des compétences au bénéfice des cuma. «De nos jours, l’échelon régional prend toute son importance en matière de financement ; dans ce contexte-là, la FRCuma a besoin d’être puissante. A travers cette régionalisation, nos objectifs sont de maintenir, voire développer l’animation de proximité, et avoir une sécurité financière pour financer les services aux cuma» souligne Philippe Majeune.

Pour mener à bien ce projet, la FRCuma a embauché à temps partiel une animatrice, Manon Bossa, le 15 juin 2014.

Le 27 mars dernier, la fédération régionale avait invité le président de la FRCuma du Languedoc-Roussillon, une région bien avancée dans son projet de régionalisation qui devrait se concrétiser en janvier 2016 (voir témoignage ci-contre).

 

Réseau dynamique

Le réseau cuma d’Auvergne fait preuve d’une véritable dynamique avec plus de 800 cuma en activité (200 cuma en moyenne par département), 13 973 exploitations adhérentes, 19 millions d’euros de chiffre d’affaires, 13 millions d’euros investis en 2013 et 6 millions d’euros d’investissements subventionnés.

Pour la période 2014-2015, l’Ademe s’est positionnée comme partenaire du réseau cuma et a, en tant que tel, validé un projet à 80 000 e avec un financement à 50%.

En 2014, les cuma d’Auvergne ont pu compter sur le soutien financier du Conseil régional avec une enveloppe (de 300 000 e) identique à 2013.

 

Feader : du retard !

Les retards dans la mise en oeuvre de la mesure investissement en cuma, dans le cadre de la politique de développement rural 2014-2020 cofinancée par le Feader, ont été évoqués le 27 mars dernier. Après avoir travaillé en collaboration avec le Conseil régional sur la construction de la mesure, le réseau des cuma d’Auvergne est toujours en attente du feu vert de l’Europe. Le Conseil régional, en tant qu’autorité de gestion du Feader, est en négociation permanente avec l’Europe et Marie-José Chassin, vice-présidente du Conseil régional d'Auvergne en charge de la ruralité et de l’agriculture, a évoqué la possibilité de présenter des dossiers d’aides à l’investissement qu’à partir du second semestre 2015 ; une mauvaise nouvelle pour le réseau Cuma qui craint une année blanche.

Pour les prêts MTS (moyen terme spécial) Cuma, les nouvelles ne sont pas meilleures puisque du côté de la DRAAF Auvergne, on confirme l’arrêt du dispositif à partir du 1er mai 2015. Un nouveau dispositif devrait toutefois voir le jour...

A suivre.

 

Zoom sur Le Languedoc-Roussillon

Le président de la FRCuma Languedoc-Roussillon, Yvon Milhavet, a présenté le projet de mutualisation /régionalisation du réseau cuma lancé dans cette région.

«On travaille sur un projet de mutualisation depuis 2004 ; celui-ci est aujourd’hui

opérationnel, mais la mutualisation présente un inconvénient majeur : les animateurs des départements travaillent pour la région et ceci au détriment des départements. C’est pourquoi, en 2008, nous avons décidé d’opter pour une régionalisation à laquelle

4 fédérations départementales adhèrent. A terme, il ne restera qu’une seule fédération et des bureaux dans les départements.

Le but ultime étant de renforcer l’animation de terrain et de rendre un meilleur service aux cuma. Le projet de régionalisation devrait se concrétiser début 2016.»

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