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La Région encourage les PME à l’export

Pour aider les PME néo-aquitaines à conquérir des marchés à l’international, le conseil régional a rassemblé partenaires et entreprises lors de quatre journées dédiées à l’export les 25, 26, 27 et 28 juin.

© P. Dumont

Bordeaux, Biarritz, Limoges et Poitiers, quatre villes pour World connections, quatre journées dédiées à l’export organisées par la Région du 25 au 28 juin. Leur objectif : permettre aux entreprises, PME en tête, de rencontrer des experts de différents pays afin de booster leur développement à l’international. Vingt-deux pays de tous les continents étaient représentés. L’export étant pour Alain Rousset, « au même titre que l’innovation, une priorité de notre politique de développement économique », le conseil régional avait engagé un budget de 450 000 euros. Celle-ci s’était également adjoint plusieurs partenaires : CCI Nouvelle-Aquitaine, Business France, BPI France, etc.1. Grâce à ces journées de l’export, la Région comptait aussi mieux faire connaître les dispositifs d’accompagnement à l’export mis en place sur le territoire. Outre les rencontres avec les experts et les partenaires présents, des ateliers et des cafés pays centrés sur des zones spécifiques étaient proposés aux entrepreneurs présents. À Limoges, l’événement s’est déroulé à Ester Technopole le 27 juin. Les ateliers étaient consacrés à la cyber sécurité, aux ressources humaines dans un contexte international ou encore aux métiers d’art. Les quatre cafés pays étaient tournés vers les principales destinations ciblées par les entreprises à l’export : Royaume-Uni, Allemagne, États-Unis et Chine. Sur ce dernier café, deux entreprises haut-viennoises, 3D Céram et Aquassay témoignaient de leur entrée sur le marché chinois. De l’implantation locale pour l’un au partenariat avec un intermédiaire pour l’autre, les solutions possibles sont nombreuses. Dans la salle, les entreprises présentes avaient elles aussi des problématiques très diverses. Comment trouver le bon interlocuteur ? Comment régler les contraintes administratives ? Quel type d’implantation privilégier ? De l’avis des experts, s’il est un conseil à retenir c’est de se faire accompagner. La barrière de la langue et de la culture ne sont pas insurmontables mais se développer à l’export nécessite de la préparation. Autre question importante : est-ce le « moment du marché » ?, autrement dit, est-ce que le marché est prêt pour accueillir le produit ? Parmi les produits concernés par l’export, les produits agricoles et agro-alimentaires arrivent en bonne place. L’occasion d’interroger les experts sur le protocole d’accord récemment signé par le Premier ministre Édouard Philippe et son homologue chinois Li Keqiang. Celui-ci prévoit entre autres points, la levée de l’embargo sur la viande bovine, interdite en Chine depuis 2001. Pour le représentant de Business France, la nouvelle est positive : « il faut saluer le gouvernement français qui a beaucoup travaillé pour arriver à cet accord. Maintenant, la question est désormais de savoir qu’est-ce que l’on a à vendre et à quel prix ? »

1. et aussi les CCE, les douanes, m’INPI, les agences régionales AANA et Interco.

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