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La Région accompagne la filière avicole avec près d’1,4 million d’€ sur trois ans

Au siège d’Arrivé Auvergne, l’un des plus gros abattoirs avicoles de la région, le Conseil régional Aura et les acteurs de la filière avicole ont signé, mercredi dernier, un plan de filière.

Jacques Force, éleveur de volailles dans le Puy-de-Dôme (au premier plan, aux côtés de Patrick Escure, représentant de la Chambre régionale d’agriculture, Patrice Bonnin, président de la Chambre d’agriculture de l’Allier et Gilles Cabart, président de la FNSEA 03), au nom du Corel avicole a rappelé les fondamentaux de la filière
Jacques Force, éleveur de volailles dans le Puy-de-Dôme (au premier plan, aux côtés de Patrick Escure, représentant de la Chambre régionale d’agriculture, Patrice Bonnin, président de la Chambre d’agriculture de l’Allier et Gilles Cabart, président de la FNSEA 03), au nom du Corel avicole a rappelé les fondamentaux de la filière
© © SC

Historiquement, grand plateau de fromages, l’Auvergne est désormais une belle basse-cour que la fusion avec Rhône-Alpes n’a fait que confirmer. À l’échelle de la grande région, la filière pèse en effet 10% des valeurs agricoles animales produites, en troisième position derrière la filière bovine laitière et la filière bovin viande. 7% des exploitations avicoles françaises en volailles de chair et 11,5% des effectifs de poules pondeuses sont situées en Auvergne-Rhône-Alpes. Le secteur ne manque donc pas d’atouts. Ces dernières années, son développement a été dynamisé par la progression des volumes sous signes officiels de qualité et d’origine. Rien qu’à l’échelle du label volailles fermières d’Auvergne, les volumes ont progressé de 10% en moins de deux ans. Conscient que cette filière est une chance pour le territoire, le Conseil régional a souhaité lui consacrer un plan spécifique qui s’article autour de trois axes : renforcer la compétitivité des exploitations et des entreprises de la filière avicole ; accompagner la performance des élevages pour réduire les charges et créer plus de valeur ajoutée ; et développer la communication et la promotion des productions avicoles régionales et animer le programme. À titre d’exemples, une enveloppe de 210 000 euros est fléchée pour favoriser les plantations dans les parcours, 225 000 euros sont alloués pour favoriser l’investissement dans les couvoirs afin de maintenir un approvisionnement local en poussins et poulettes, 150 000 euros sont voués à l’accompagnement technique des éleveurs, 480 000 euros sont consacrés aux actions de communication… Au global sur trois ans, un budget d’1,335 million d’euros est déployé en faveur du secteur avicole. À périmètre constant, «l’addition des deux précédents programmes auvergnat et rhônalpin, n’avait jamais donné lieu à un soutien de cette ampleur», a tenu à souligner, Jean-Pierre Taite, vice-président du Conseil régional en charge de l’agriculture.

Le label a besoin du standard Chargée de l’animation et de la gestion de ce plan de filière, l’AFIVOL, l’interprofession régionale, a salué par la voix de son président, Gilles Lassus, «l’effort bienvenu de la Région pour accompagner une filière porteuse qui a toutefois besoin de ses deux créneaux pour avancer». À savoir, le label et le standard, complémentaires pour le fonctionnement des outils et les débouchés. «Nous sommes ici dans le monde de la volaille fermière, mais j’ai besoin pour faire tourner l’outil et parce que le marché est demandeur, de volailles standard», a ainsi souligné Marc Saulnier, le directeur d’Arrivé Auvergne. Un sentiment partagé par Gilles Lassus, qui estime «que la reconquête des marchés va aussi passer par des produits standardisés, dans la restauration hors foyer notamment».  Actuellement en Auvergne-Rhône-Alpes, 51% du parc de bâtiments avicoles est conduit en production standard, le reste étant consacré aux productions labels, bio…Parmi ces bâtiments standards, nombreux sont ceux ayant besoin de rénovation. Sollicitée par l’interprofession sur ce sujet, la Région est en train d’étudier la faisabilité d’accompagner les éleveurs dans la mise aux normes de ces bâtiments. «En 2019, il est probable que nous puissions mettre sur la table un million d’euros», a annoncé Jean-Pierre Taite.

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