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« La rareté en bouteille » made in Puy-de-Dôme

La Cave Saint-Verny ne cesse de réinventer ses cuvées pour donner toujours plus à découvrir et à déguster à ses clients, à l’approche des fêtes de fin d’année.

Trois nouvelles cuvées de vin blanc viennent d’être officiellement lancées à la cave Saint-Verny.
Trois nouvelles cuvées de vin blanc viennent d’être officiellement lancées à la cave Saint-Verny.
© M. Comte

Les occasions ne manquent pas de boire un verre de vin : apéritif à deux ou entre amis, avec un morceau de fromage ou à la table d’un restaurant… Alors pourquoi s’en priver (avec modération toujours) et surtout pourquoi ne pas choisir un vin d’Auvergne ? La cave Saint-Verny vient d’officialiser l’arrivée de trois nouvelles cuvées en blanc, «rares et exceptionnelles» à en croire Jean-Paul Berthoumieu, directeur de la coopérative. En ce qui concerne la rareté, elle est justifiée puisque les raisins composant ces breuvages sont uniques.

 

Trois vins, trois vignes

Château Chalus existe depuis 2008 mais cette nouvelle cuvée portait l’appellation « Concept». Comme tous les prototypes, son nom définitif, faisant référence au monument de cette commune du Sud puydômois, ne lui a été donné qu’après en avoir fixé la recette. « Nous voulions faire un grand vin blanc en Auvergne. Nous avons travaillé durant plusieurs années pour trouver LA parcelle idéale. Nous l’avons enfin trouvée » explique Jean-Paul Berthoumieu. Sur les pentes de Chalus, au pied du château, cette vigne se différencie des autres par son terrain argilo-calcaire et ses éboulis de basalte. Elle ne donne pas plus de 6 000 bouteilles par an dont le breuvage a été préalablement élevé en fûts de chêne. A la cave, le directeur espère en faire « l’icône de la gamme » grâce à « ses arômes de fruits blancs et sa minéralité particulière ».

Encore plus rare, la cuvée Les Couteyres issue de Pinot Gris. Ce cépage n’est présent nulle part ailleurs en Auvergne, hormis à Flat, près d’Issoire. «Nous l’avons fait planter par un vigneron en 2009 pensant que ce cépage apporterait beaucoup au vignoble et c’est le cas. Nous avons un vin très particulier d’une belle puissance très parfumé, onctueux mais sec. C’est une expérience réussie !»

Cette année la parcelle n’a produit que 2 000 bouteilles ; mais elle n’en donnera guère davantage à l’avenir (environ 3500) selon le directeur.

Autre étrange nouveauté à la cave Saint-Verny : la cuvée 809. Issue exclusivement du « clone 809 » du cépage Chardonnay, ce vin se veut «muscaté» et frais. «Il y a 20 ans, les viticulteurs en ont planté mais mélangé à d’autres ceps Chardonnay. Après les vendanges, nous retrouvions ce goût dans les vins mais sans identifier réellement ses véritables arômes. Nous avons demandé à deux viticulteurs de planter des parcelles uniquement avec ce cépage pour voir ce que cela donnait. » Et décidément, les tentatives risquées de la cave permettent de marquer des essais et, qui plus est, de les transformer. Les consommateurs auront dans leur verre, un vin « très expressif » à marier avec « des poissons fumés, des fruits de mer corsés et des asperges ».

 

A la recherche de l’unique

« De la rareté en bouteille » voilà vers quoi tend la cave Saint-Verny. Entre prospections de terroir et expérimentations de cépage, Jean-Paul Berthoumieu revendique une « recherche constante d’exprimer tous les potentiels du vignoble des Côtes d’Auvergne ». Il ajoute : «l’innovation d’aujourd’hui fera la tradition de demain. Il nous faut sans cesse avancer.»

Ces produits nouveaux ont vocation à séduire le consommateur «zappeur» qui aime changer régulièrement et découvrir des nouveautés. Un défi de taille dans lequel sont engagés les vignerons qui « ont envie de progresser et de promouvoir leur AOC ».

Au nombre de 65 au sein de la cave, la moyenne d’âge de ces derniers est jeune. Une promesse selon Jean-Paul Berthoumieu « d’un bel avenir pour le vignoble puydômois» à qui il ne manque plus qu’à se faire un nom et une place aux côtés des grandes appellations.

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