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La race salers a fait son show malgré une conjoncture plutôt froide

La race emblématique du Cantal, qui a essaimé bien au-delà du berceau, était à l’honneur lors de son 145e National du Salon de l’habitat, de l’automobile et des loisirs d’Aurillac.

La salers, 220 000 têtes en France et à travers le monde puisqu’installée sur cinq continents.
La salers, 220 000 têtes en France et à travers le monde puisqu’installée sur cinq continents.
© j.-M. A

Un week-end consacré à l’élevage salers, sa production, sa génétique... Un week-end pour se retrouver, échanger, pour donner une autre image de l’agriculture et des agriculteurs qui se battent tous les jours, dans leur grande majorité, pour s’en sortir. Président du Herd- book et du Groupe salers évolution (GSE), Lionel Duffayet était plutôt satisfait du rendu.
“Tout s’est relativement bien passé. Samedi, nous avons une bonne affluence du public. Nous avons également la chance d’avoir quelques étrangers venus assister au concours. Aujourd’hui (lire dimanche), nous sommes sur les mêmes bases”, notait le président.

Une belle vitrine sur le Salon

La race salers compte 220 000 têtes à travers la France et la planète (lire ci-dessous avec le témoignage du nouveau président du herd-book belge). “Ce week-end, c’est la fête de la salers, mais une fête en demi-teinte puisque le climat n’est pas de notre côté, la politique internationale ne nous favorise pas non plus, estimait Lionel Duffayet. Les éleveurs ont de gros soucis alors ils profitent de ce genre de moments pour échanger entre eux, mais pas que.”
En effet, le terrain de jeu était propice à faire le point “avec celles et ceux qui ne sont pas de la profession. Ils ne sont pas spécialement connaisseurs, ne connaissent pas notre métier, notre mode de vie. Cela permet de leur expliquer quel est notre travail”. Pour le président du Herd-book, la vitrine offerte par le Salon de l’habitat est une superbe opportunité.
“C’est bien de pouvoir parler en direct avec le consommateur, de le rassurer aussi sur ce qu’il se fait, mais de l’interpeller également sur ce qui peut arriver”, notait Lionel Duffayet. À l’heure du Ceta et du Mercosur, les produits étrangers sont en effet dans la ligne de mire (lire également en
page 8). Le National est donc l’occasion idéale pour défendre son bifteck.
Petit bémol cependant pour ce concours, le prix d’entrée. Les amateurs de concours ont été surpris, pour certains, de devoir payer une entrée. Lionel Duffayet  a pris acte, tout en insistant sur un point. “Ce n’est pas facile, en ce moment, pour un éleveur de participer à un concours. Mais ils aiment leur métier. Cela demande des efforts bien sûr, mais cela vaut la peine”, concluait le président.

 

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