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La race Aubrac grandit et s’agrandit

Fière d’être une race bovine française augmentant ses effectifs, la belle aux yeux noirs a dépassé la barre des 190 000 vaches selon l’IPG 2015 et espère atteindre les 200 000 têtes dès 2016.

© Sandra Hartmann

Sur les 190 548 vaches, près de 30 000 sont élevées dans huit départements hors du berceau (Saône-et-Loire, Ain, Loire, Lot, Tarn, Allier, Puy-de-Dôme et Haute-Loire). « Aujourd’hui, nous devons aussi prendre en compte les attentes, les besoins de ces éleveurs et leur proposer un accompagnement », a avancé Jacques Renou, directeur de l’Union Aubrac qui réunit aujourd’hui environ 600 éleveurs. Au niveau du herd-book Aubrac, les éleveurs aveyronnais restent majoritaires (206), suivis de la Lozère (150). Les éleveurs hors berceau (131) dépassent désormais ceux du Cantal (126).Henry Peyrac, président de la race Aubrac a tenu a alerter les éleveurs sur certains points. Le premier c’est le poids et la facilité de naissance, deux arguments forts en race Aubrac qui se sont le plus détériorés malgré les alertes multiples des responsables de la race. « Une grande majorité d’éleveurs ont compris l’intérêt et tout l’enjeu que représentent les facilités de naissance et sont rigoureux sur l’enregistrement des données, mais d’autres ne jouent pas le jeu », regrette Henry Peyrac. L’union Aubrac a décidé d’organiser des visites d’exploitation en périodes de vêlages pour mettre en évidence et corriger ces données. « Des données qui sont entièrement du ressort des éleveurs », a insisté le président. « La définition de notre race repose sur les conditions de naissance », a ajouté Jacques Renou appuyé par Bernard de Lapanouse, administrateur de l’union Aubrac en charge des travaux sur l’orientation raciale. « Les qualités maternelles et d’élevage sont nos spécificités : un veau par vache et par an. C’est notre principal atout pour l’expansion de la race », ont-ils insisté. Pour garder cette longueur d’avance en matière de facilité et de simplicité d’élevage, critères majeurs en Aubrac, le conseil d’administration travaille sur des « mesures adéquates et incitatives ». Car si « la morphologie est ce qui saute à l’œil quand on achète un reproducteur, en race Aubrac c’est le potentiel génétique et le résultat économique qui importe », a complété Jacques Renou. La nouvelle organisation s’appuie sur un index baptisé « renouvellement » incluant l’aptitude au vêlage, la facilité de naissance, les qualités maternelles, la carrière de la mère, la croissance et la morphologie entre 15 et 30 mois. La mise en place de cet index sera progressif avec un appui technique sur le terrain.

La suite dans le Réveil Lozère, page 4, édition du 17 septembre 2015.

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