Sécheresse dans le Puy-de-Dôme : la FNSEA 63 et les Jeunes Agriculteurs interpellent la Préfète
Jeudi 30 juillet 2026, Anne Frackowiak-Jacobs, préfète du Puy-de-Dôme a rencontré la FNSEA 63 et Jeunes Agriculteurs à Arlanc pour discuter des conséquences du changement climatique, des difficultés économiques et des attentes de la profession envers les pouvoirs publics.
Jeudi 30 juillet 2026, Anne Frackowiak-Jacobs, préfète du Puy-de-Dôme a rencontré la FNSEA 63 et Jeunes Agriculteurs à Arlanc pour discuter des conséquences du changement climatique, des difficultés économiques et des attentes de la profession envers les pouvoirs publics.
Durant cette rencontre, les agriculteurs ont souligné les impacts de la sécheresse actuelle mais aussi de toutes celles passées et à venir. Arrêt de la pousse de l’herbe, baisse de la collecte laitière et inquiétudes pour l’alimentation des animaux ; des conséquences en cascade de cet été brûlant pèsent lourds sur les exploitations du département. Les agriculteurs présents ont aussi dénoncé un système assurantiel inadapté, avec des procédures trop longues et des réponses administratives tardives.
On ne peut plus attendre huit mois pour savoir si une exploitation sera reconnue en calamité agricole », ont-ils insisté. « Le problème de l'indice de pousse, c'est qu'il ne constate que la pousse. Or là, l'herbe a été mangée par le soleil, le satellite ne le voit pas » ajoute David Chauve, président de la Chambre d'agriculture du Puy-de-Dôme.
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Gestion de l’eau et adaptation climatique
Les professionnels ont également demandé à la Préfète de porter le message défendu par les deux syndicats, concernant la possibilité de stocker l’eau pour sécuriser les productions et abreuver les animaux, tout en appelant à un accompagnement financier renforcé.
Aujourd'hui, nous sommes dans une situation nouvelle qui permet de faire des retenues » affirme la Préfète lors de cette rencontre.
Mesures d’urgence et simplification administrative
La FNSEA et Jeunes Agriculteurs réclament des réponses rapides face à la situation : dégrèvement de la taxe sur le foncier non bâti, allègement des charges MSA, création d’un fonds d’allègement financier, et souplesse accrue pour la gestion des haies et des estives. Encore une fois, ils ont dénoncé des réglementations environnementales trop complexes et contradictoires, et demandé une simplification des règles.
Les agriculteurs expriment leur lassitude face au manque de reconnaissance de leur rôle dans la souveraineté alimentaire. Ils alertent sur la dégradation économique des exploitations, avec des coûts de production en hausse et des prix de vente en baisse.
Aider l'agriculture, c'est aider l'alimentation » martèle Sabine Tholoniat, présidente de la FNSEA 63.
Les Jeunes Agriculteurs soulignent aussi les difficultés liées au renouvellement des générations et demandent un accompagnement renforcé.
Anne Frackowiak-Jacobs a assuré examiner avec réactivité les projets liés à la gestion de l’eau et porter les difficultés de la profession auprès du Gouvernement. Elle a souligné l’importance de renforcer la confiance entre agriculteurs et services de l’État pour maintenir une agriculture solide.
Face à des crises climatiques récurrentes, les agriculteurs ont besoin de décisions rapides, de règles adaptées et de moyens pour continuer à produire. Les prochains débats autour de la Politique agricole commune (PAC) seront déterminants pour soutenir les exploitations et garantir une agriculture productive.
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