Aller au contenu principal

La passion de la race comme tradition familiale

Depuis trois générations la famille Breuil à Beynat s'est spécialisée dans la sélection de limousines. Deux jeunes mâles du GAEC sont présentés à la vente de Lubersac le jeudi 10 octobre prochain, qui a lieu plus tard que les années précédentes. La section repro de la coopérative a souhaité en effet laisser plus de temps aux éleveurs pour préparer leurs veaux.

© UP19

Florian Breuil, 30 ans, était installé depuis 2015 en GAEC avec Didier, son papa représentant la seconde génération. C'est en 2023, suite au décès de leur papa, qu’Anaïs, sa sœur de 27 ans, forte d'une expérience professionnelle au GDS et ensuite à Bovin Croissance, rejoint le jeune agriculteur au sein du GAEC Breuil.
Ensemble ils font perdurer la tradition familiale tout en « essayant d'aller plus loin » explique Florian. L'exploitation est plutôt atypique : les 220 hectares sont morcelés sur 5 communes voisines et le cheptel de 120 mères allaitantes est de fait dispersé. Les jeunes agriculteurs ont fait le choix d'une alimentation dite « tout herbe » pour le troupeau de souche, car précise Anaïs : « c'est tout d'abord plus écologique, moins cher car moins d'intrants et plus humain. » Rien n'est laissé au hasard dans le GAEC qui pratique un élevage en plein-air avec des vêlages en deux temps : 50 % en automne et 50 % au printemps. Tout le troupeau est inscrit au Herd-Book Limousin. Il a aussi les garanties sanitaires IBR et paratuberculose, conditions obligatoires pour participer aux deux ventes de la coopérative « Les Éleveurs du pays vert » (Altitude) , à laquelle adhère le GAEC, ainsi qu'à la station ABL de Saint-Jal.


C'est Didier Breuil qui a commencé à participer aux concours et ses enfants font perdurer aussi cette tradition-là. « Nous participons aux concours cantonaux, d'arrondissement, départementaux et nationaux, comme dernièrement au festival de l'élevage de Brive et au CNL à la Souterraine, en Creuse. Cela a plusieurs avantages : c'est d'abord une vitrine pour notre élevage, ça nous permet de voir le travail des autres exploitants et de se retrouver entre agriculteurs pour partager dans la convivialité. Pour autant nous gardons une vie sociale en dehors de notre vie professionnelle et nous pratiquons le foot tous les deux à l’A.S. Beynat, c'est important pour garder un équilibre » confie Anaïs.


Le travail de sélection et le « style Breuil »


« La sélection est toujours notre passion » affirment le frère et la sœur qui vendent chaque année une moyenne de 15 mâles reproducteurs et de 10 femelles reproductrices de différents âges, sans parler d'une quarantaine de broutards et un peu moins de vaches de réforme. Ils ont plusieurs taureaux en copropriété et font aussi appel à une dizaine d’inséminations pour améliorer le cheptel et éviter la consanguinité.
Anaïs Leignac, la technicienne de la coopérative est à leurs côtés pour les conseiller aussi bien sur la commercialisation de leurs animaux destinés à la reproduction que sur le choix des futurs reproducteurs : en effet ils seront aussi acheteurs à Lubersac. Le choix sur les animaux se fait en concertation. « La relation humaine est un atout important avec Altitude et c'est toujours du donnant-donnant » ajoutent Florian et Anaïs Breuil. La technicienne de la coopérative explique que « lorsqu'on vient chez Breuil, c'est pour le style Breuil ! Un style morphologique avec un bassin large et de bons quartiers arrières, des facilités de naissance tout en gardant les qualités laitières, de la rusticité pour de l'élevage en plein-air. » Les deux veaux, de 17 et 18 mois, mis à la vente du 10 octobre sont de ce style-là, ils sont demi-frères par leur père Momo et leurs mères sont issues de Gallus, un mâle reproducteur qui est né sur l'exploitation avant d’être cédé.

Les plus lus

La dose d’engrais azoté à apporter correspond à l’écart entre les besoins totaux et les fournitures du sol. Ici un maïs au stade 4-5 feuilles.
25 à 30 T/ha de fumier de bovins suffisent à couvrir les besoins en phosphore et potasse

Le service productions végétales de la Chambre d'agriculture de Haute-Loire fait le point sur la fertilisation de la culture…

Poulet du Bourbonnais.
Dans les coulisses de la filière avicole dans l'Allier

Première viande consommée en France depuis 2024 après le porc, la volaille s’impose à près de 32 kg par habitant chaque année…

Ludivine Lot sur son exploitation
JA 03 : une nouvelle présidence, un nouveau bureau

À l’issue des élections internes du 8 avril, les Jeunes Agriculteurs de l’Allier ont annoncé l’élection de Ludivine Lot à…

La France des fermes bio de Pauline

À la force des mollets, Pauline Plaçais explore les réalités agricoles françaises et questionne notre rapport à l’alimentation…

Filière châtaigne : le Cantal accélère la structuration de sa châtaigneraie

Créé en 2025, le Syndicat des Producteurs de Châtaignes du Cantal fédère déjà plus de 50 adhérents. Soutenue par plusieurs…

Le producteur Nicolas Vanstraceele dans son laboratoire
Nicolas Vanstraceele, le pari de la pomme de terre transformée à Créchy

À Créchy, dans le Val d’Allier, Nicolas Vanstraceele, producteur de pommes de terre et de carottes de plein champ, s’est…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière