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La néosporose, une maladie abortive à mieux connaître

Parmi les causes d’avortements, la néosporose nécessite une approche particulière en raison de sa présence importante en zone laitière et une apparente rareté en zone allaitante.

Le cycle de développement de Neospora caninum, fait intervenir deux hôtes : le chien comme hôte définitif et le bovin comme hôte intermédiaire.
Le cycle de développement de Neospora caninum, fait intervenir deux hôtes : le chien comme hôte définitif et le bovin comme hôte intermédiaire.
© GDS Creuse

La néosporose est une protozoose abortive chez les bovins due à un parasite de la famille des coccidies : Neospora caninum avec comme hôte définitif le chien. Présente un peu partout dans le monde, elle est la cause de 5 à 25 % des avortements rencontrés principalement dans les troupeaux laitiers mais aussi en élevage allaitant comme le montrent les derniers résultats du « kit avortements CRSSA » (cf. article du 07/11/2014).

Un cycle complexe en raison de sources d’infections multiples
Le cycle de développement de Neospora caninum fait intervenir deux hôtes. Les hôtes définitifs de Neospora caninum sont les canidés : les chiens et probablement les renards. Il existe de nombreuses espèces d’hôtes intermédiaires : ruminants (y compris sauvages), rongeurs, oiseaux. Les canidés sont infectés en ingérant des matières contaminées issues d’hôtes intermédiaires infectés ne présentant pas forcément de symptômes (délivrances, avortons, cadavres divers). Ils excrètent ensuite les parasites (sous forme d’ookystes) dans le milieu extérieur par leurs déjections. Ces ookystes sont très résistants.

Des modes de transmission différents : verticale ou horizontale
Deux types de transmissions existent. La transmission verticale (ou transplacentaire) se fait de la vache vers son veau pendant la gestation. Une vache positive donne naissance à un veau infecté 9 fois sur 10. Suite à une introduction positive, la transmission est verticale et le nombre de bovins positifs au sein du cheptel augmente lentement. La transmission horizontale consiste en une infection du bovin après sa naissance par ingestion d’ookystes de Neospora caninum. Par contre, il n’existe pas de transmission de vaches infectées à vaches saines même par ingestion de délivres infectés. Pour qu’il y ait propagation, la présence de l’hôte définitif ou de ses déjections est indispensable. Parallèlement, aucun cas de néosporose n’a été diagnostiqué chez l’Homme.

Des symptômes peu révélateurs
Souvent la transmission de la mère au veau pendant la gestation se produit sans provoquer de symptômes chez ce dernier. Des avortements peuvent se produire. Ils interviennent généralement entre le 5e et le 7e mois de gestation mais sont possibles dès le 3e mois. Ils sont généralement sporadiques mais peuvent survenir de manière répétée durant toute l’année. Le fœtus peut mourir, être résorbé dans l’utérus, momifié ou décomposé. Le veau peut également être mort-né. S’il naît vivant, il peut présenter de l’ataxie, une perte d’équilibre, une diminution du réflexe rotulien, de l’exophtalmie, une déviation du globe oculaire, des déformations diverses telles que la contracture des membres antérieurs ou postérieurs… Il peut présenter un retard de croissance important.

 

[...]

La suite est à lire dans la Creuse agricole et rurale du 14 novembre 2014.

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