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La naissance du Coef 15 - santé doit répondre aux attentes du territoire

Avec le soutien de la préfecture et de l’Agence régionale de santé, le Département vient de créer un groupement de coopération sociale et médico-sociale afin de faciliter l’emploi et la formation.

Christine Labellie-Bringuier, Agence régionale de santé, Joël Findris, directeur des services du Cabinet de la préfecture, Guy Delteil, conseiller général en charge des affaires sociales du Département, et Jean-Baptiste Andreys, administrateur du Coef 15 - santé.
Christine Labellie-Bringuier, Agence régionale de santé, Joël Findris, directeur des services du Cabinet de la préfecture, Guy Delteil, conseiller général en charge des affaires sociales du Département, et Jean-Baptiste Andreys, administrateur du Coef 15 - santé.
© J.-M.A
Comment élaborer des réponses collectives, mutualisées et de proximité en bénéficiant de l’effet volume et de la diversité offerte par un travail collaboratif entre le secteur médico-social et le secteur hospitalier ? Créé le 18 décembre, le “Coef 15 - santé”, groupement de coopération sociale et médico-sociale va devoir répondre à ce défit, en axant l’essentiel de ses actions sur l’emploi et la formation. La santé, c’est l’affaire de tous, surtout dans un département qui manque cruellement de personnel du côté des infirmiers, des médecins, des kinésithérapeutes, des orthophonistes... “Que ce soit à temps plein ou à temps partiel, il est très difficile de recruter dans le Cantal. C’est pour cette raison que nous avons lancé voici deux ans un état des lieux, via le cabinet CRP Consulting, sur les besoins en recrutements et en formations”, note Guy Delteil, conseiller général et président de la commission des affaires sociales du Département.

Une démarche “originale et unique en France”

 

La création du Coef 15 - santé s’appuie donc sur une collaboration entre les différents établissements de santé. À ce jour, 14 organismes (lire ci-dessous), qui représentent 50 établissements ou services du département dans le secteur médico-social et le secteur sanitaire, composent la structure. “C’est une démarche originale et unique. Cette mutualisation des établissements du public comme du privé, c’est une première en France”, ajoute même Guy Delteil. Plus de 24 mois de travail pour un secteur qui représente pas moins de 7 500 emplois sur le département, cela valait la peine d’enclencher un mouvement collectif d’ampleur. D’autant qu’au-delà de l’emploi et de la formation, la notion d’installation sera prise en compte “avec une aide aux nouveaux arrivants et une réflexion sur le travail du conjoint”. Une initiative d’ensemble saluée par l’État, via la préfecture et Joël Findris, son directeur de cabinet. “Le Département a mis en évidence des difficultés récurrentes. Ce groupement est audacieux et intelligent car il a su s’intégrer aux schémas départementaux d’offres de services. C’est une réelle plus value pour les différentes politiques de ressources humaines avec des perspectives d’évolutions intéressantes pour et entre les établissements”. Pour Christelle Labellie-Bringuier, déléguée adjointe Cantal de l’Agence régionale de santé (ARS), “cela impulse une dynamique de coopération et facilite les passerelles entre les professionnels. J’encourage vivement tous les acteurs du médico-social à suivre le mouvement pour renforcer encore plus le réseau”. En effet, le secteur concerne 160 établissements sur le Cantal.

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