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La Limousine s'expose à Bordeaux

Le concours de la race Limousine du Salon de l'Agriculture Nouvelle-Aquitaine est un moment important de l'année, et ses multiples facettes en font son originalité.

© S.D.

 111 animaux au total, 38 élevages de 12 départements différents, auxquels se rajoutent 6 éleveurs espagnols venus avec 11 animaux, le tout réparti en douze sections, le concours de la race Limousine a animé la première journée d'Aquitanima et du Salon de l'Agriculture Nouvelle-Aquitaine ce samedi 18 mai. C'est la race allaitante proposant le plus grand effectif à cet événement aussi bien grand public que professionnel.


Deux publics se côtoient en effet autour du ring de concours et dans les allées, et cela se ressent dans les objectifs visés par les responsables de la race. Parler d'Aquitanima avec Nicolas Fauré-Roux par exemple, c'est évoquer autant la communication que la génétique ou l'économie. Le président de la section Aquitaine de la race situe ce concours parmi les quatre fondamentaux, avec le concours national, Cournon, et Paris.
« Bordeaux est un concours de très haut niveau, et veut devenir une référence du concours de la race Limousine en Nouvelle-Aquitaine », commence-t-il. « Ce qui le différencie des autres grands concours, c'est qu'il a la particularité d'être un vrai moment de partage et de convivialité. On a toujours voulu que les éleveurs que l'on reçoit se sentent chez eux », poursuit l'éleveur médocain. Et cela se ressent.
L'ambiance est détendue dans les allées, malgré la pression des concours. Ce qui ne peut que faciliter les échanges avec un public qui a répondu présent dès l'ouverture des portes. « Il y avait beaucoup de monde, le démarrage a été intéressant, les gens s'arrêtaient autour du ring et dans les allées. L'objectif est de partager notre passion et notre métier avec les familles, les consommateurs que l'on rencontre », estime Nicolas Fauré-Roux.


Une organisation à tenir


Malgré ce contexte, organiser un concours d'une telle dimension demande de la rigueur. « Il y a toute une équipe qui travaille dans l'ombre pour éviter le moindre incident, où le rendre invisible s'il en survient un », note le président de la section régionale. Après des mois de préparation, chaque acteur a un rôle à tenir, du juge aux inspecteurs, en passant par l'animateur, la régie, les éleveurs et autres brosseurs.
Il faut aussi conserver un certain standing sur le ring. « On attend de voir les fondamentaux de la race, de la finesse d'os, de la rusticité, des qualités maternelles et bouchères », précise Nicolas Fauré-Roux. Cette qualité, les éleveurs eux-mêmes y tiennent. « Préparer un animal pour un concours, cela coûte cher et demande du temps, sans compter les frais logistiques pour venir jusqu'au salon », énumère l'éleveur.
En retour, les attentes sont réelles. Alors, lorsque le juge corrézien Stéphane Marcailloux rend son verdict, les cris de soulagement peuvent s'entendre. « Le retour, c'est la notoriété que reçoit l'élevage, et la lignée. C'est de la plus-value à long terme », termine Nicolas Fauré-Roux. Parmi les grands gagnants de la journée, l'EARL Arrouy des Hautes-Pyrénées, avec trois sections remportées, et trois prix spéciaux, dont le meilleur animal du concours.

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