Aller au contenu principal

La lentille blonde plus en quête de producteurs que de marchés

La lentille doit trouver de nouveaux producteurs pour se développer, un challenge pas facile à tenir entre exigences des marchés, investissements et rémunération des producteurs.

Ramadier, entre production et marketing pour asseoir le marché de la lentille blonde.
Ramadier, entre production et marketing pour asseoir le marché de la lentille blonde.
© C. FOURNIER
Vendue pour la première fois en 2002 sur la Festa del païs, à l’initiative de l’Association des producteurs de lentilles et pois blonds du pays de Saint-Flour créée en 2001, la lentille blonde de Saint-Flour a fait depuis son chemin. Jusqu’en 2006, l’association comptait une quinzaine de producteurs. Ils sont aujourd’hui 34, mais il en manque : “Il nous faudrait pouvoir compter sur une centaine d’hectares en plus, contre 65 actuellement et passer d’une production de 70 tonnes à 120 tonnes. Nous pourrions alors avoir une soixantaine de producteurs dans nos rangs”, considère Serge Ramadier, président de l’association et gérant de la SARL créée en 2007. En moyenne, chaque producteur cultive 1,8 hectare au cœur d’une démarche animée par “un esprit de partage entre des gens qui ont envie de défendre un produit et un territoire”.

Un grand projet : la station de triage en 2013

L’offre est en effet inférieure à la demande, “d’où un développement possible des marchés, mais là, il est nécessaire de disposer d’un stock tampon, de façon à éviter toute rupture dans la chaîne et de perdre les marchés”. Attirer les producteurs dans cette diversification qui assure “un revenu complémentaire intéressant” est donc une priorité pour cultiver une lentille qui demande un terrain volcanique et concerne donc une quarantaine de communes aux alentours de Saint-Flour. Et pour le président, un autre argument prime : “Cultiver de la lentille permet une rotation judicieuse des parcelles, car une céréale peut succéder à la légumineuse.” Avantage : une économie de 50 % en termes d’apport d’azote. Autre argument, “la Pac va changer, et si jusqu’alors la lentille blonde n’était pas primée, elle pourrait l’être… Nous allons dès cette année aller au devant des producteurs pour les convaincre, organiser des réunions d’information dans les communes”, assure-t-il. La rentabilité passe aussi par la réduction des coûts de production, et l’ambition de la filière, est donc d’avoir sa propre station de triage car actuellement, la lentille est triée à Rodez mais “économiquement, c’est cher, avec un coût de transport qui s’ajoute”. La filière caresse aussi le projet d’une AOP car “l’AOP est très connue du grand public et donc porteuse”. Un label qui demanderait cependant que le triage se fasse sur le site même de production, “ce qui justifie ce projet que portera la SARL, sachant que l’objectif est d’être opérationnel en 2013”. La lentille blonde, label rouge, IGP et “produit sentinelle Slow food”, est conditionnée au CAT de Saint-Flour. Elle est distribuée dans les restaurants et épiceries fines de France mais aussi dans les grandes surfaces locales, en Suisse, en Belgique, au Canada depuis 2011.

 

 

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

Droits de reproduction et de diffusion réservés.

Rédaction Réussir

Les plus lus

FDSEA, JA et Chambre d’agriculture claquent la porte de la CDOA de la Creuse

Face à un plan CASI jugé « médiocre, hors sol et totalement à côté de la plaque », les représentants de la FDSEA,…

Sylvain Ytournel, président de l'association des lieutenants de louveterie du Puy-de-Dôme
Chasse : « Le rôle du louvetier a beaucoup évolué »

Louvetier depuis 2010 et président de l’association départementale depuis 2020, Sylvain Ytournel est aussi éleveur laitier à…

deux personnes devant des vaches.
vente animaux gras Elvéa : record de prix pour la dixième édition

Vendredi 11 septembre, la génisse aubrac sacrée Miss Saint-Flour a atteint le prix de 14,10 € le kg. En dix éditions, c’est la…

jeune agriculteur qui marche dans une prairie entre des vaches de race salers
De salarié à exploitant : l’installation de Pierre-Baptiste Bioulac

À 29 ans, l’ancien ouvrier agricole assume désormais seul la conduite de la ferme où il a pu s’installer avec enthousiasme,…

IFPP : 465 offres d'apprentissage à pourvoir sur le Cantal et alentours

ALTERNANCE - L’Institut de formation professionnelle et permanente d’Aurillac propose 34 formations qualifiantes ou…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière