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La hausse du prix du lait est confirmée pour 2010

Des perspectives plus favorables pour les producteurs laitiers sur 2010, voilà une bonne nouvelle à l'approche de Noël. La FNPL annonce en effet que la FNIL et la FNCL respecteront l'accord interprofessionnel du 3 juin 2009 ; on compte donc sur une évolution à la hausse des prix sur le premier trimestre 2010 entre + 3,1 % et + 8,5 % selon le mix des entreprises. Yannick Fialip président de la section laitière de la FDSEA réagit.

La FNPL se félicite d’avoir contribué, en maintenant ses positions syndicales, à un système réactif et objectif pour l’évolution du prix en France
La FNPL se félicite d’avoir contribué, en maintenant ses positions syndicales, à un système réactif et objectif pour l’évolution du prix en France
© Stéphane Leitenberger

Dans un communiqué daté du 11 décembre, la Fédération Nationale des Producteurs Laitiers annonce que la fédération Nationale des Industriels Laitiers et la Fédération Nationale des Coopératives Laitières se sont engagées à respecter les termes de l’accord du 3 juin 2009 (voir encadré ci-contre).
Yannick Fialip président de la Fédération Départementale des Producteurs de Lait de Haute-Loire et de la Fédération régionale explique : «Nous avions fait, au printemps, le choix difficile mais responsable d’un accord. Aujourd’hui, grâce à cet accord, nous obtenons une hausse du prix du lait. Cette hausse devrait  se situer pour le premier trimestre 2010 entre + 3,1 % et + 8,5 % selon le mix des entreprises. Elle devrait également se poursuivre à un niveau supérieur sur le second trimestre». Il précise : «le prix de base payé aux producteurs en Auvergne devrait se situer, pour janvier 2010, à hauteur de 303,50 €/1000 l, avec une flexibilité entre 0 et - 4 €».

Des perspectives plus favorables

Comme le souligne la FNPL, «les éleveurs laitiers ont aujourd’hui des perspectives nettement plus favorables et la FNPL se félicite d’avoir contribué, en maintenant ses positions syndicales, à un système réactif et objectif pour l’évolution du prix en France».
De même Yannick Fialip reconnait que ces perspectives sont «essentielles pour les producteurs qui vont retrouver un prix du lait plus en adéquation avec le travail fourni sur les exploitations».
Pour la fin de l’année 2010, les agriculteurs vont également retirer le bénéfice du bilan de santé de la PAC. Mais Yannick ajoute que la section laitière, que ce soit au niveau départemental, régional ou national, devra travailler sur 2 points très importants pour l’avenir : l’organisation des producteurs par rapport aux entreprises dans le cadre contractuel, et la valorisation du lait de notre région pour obtenir un prix différencié par rapport au prix national.
Gilbert Guignand prend note de cette avancée, et il espère également que «l’observatoire sur les prix et les marges dans la grande distribution, mis en place par le Gouvernement, permettra aux entreprises de passer des hausses sur les produits laitiers. On pourra ainsi continuer à tirer le prix du lait vers le haut».

L’accord du 3 juin s’appliquera

La FNPL a aujourd’hui l’assurance que la FNIL et la FNCL respecteront les termes de l’accord du 3 juin 2009 pour l’évolution du prix du lait en 2010. Cet accord avait permis d’encadrer le niveau de prix en 2009. Ainsi, le prix moyen français est supérieur de près de 40 €/1000 l à celui de nos voisins d’Europe du Nord.
L’accord avait également fixé les indicateurs de tendance à partir de janvier 2010. Ceux-ci font l’objet de 3 calculs prenant en compte une part variable de produits industriels dans les fabrications des entreprises.
Pour ce début d’année 2010, ces formules débouchent sur une hausse comprise entre +3,1 % et +8,5 % selon le mix des entreprises.
Les éleveurs concernés par des collecteurs les plus impactés par les produits industriels verront leur prix évoluer de plus de 20 € et la flexibilité sera ainsi fortement réduite. Le prix de début d’année évoluera en moyenne d’environ 15 €.
Enfin, en se référant à cet accord et malgré la volatilité des marchés, on peut s’attendre à des évolutions encore plus positives pour les prochains trimestres.
Communiqué de la FNPL

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