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INFLUENZA
La grippe aviaire aux portes du Puy-de-Dôme

Un foyer a été confirmé en début de semaine sur la commune limitrophe de Flayat en Creuse, une zone de surveillance et une zone réglementée a été mise en place sur 16 communes puydômoises.

16 communes du Puy-de-Dôme entrent en zone de surveillance et en zone réglementée suite à un foyer d'Influenza dans la commune limitrophe de Flayat (23).
16 communes du Puy-de-Dôme entrent en zone de surveillance et en zone réglementée suite à un foyer d'Influenza dans la commune limitrophe de Flayat (23).
© ©RéussirSA

Ce mardi, la Préfecture de la Creuse a confirmé un foyer d'influenza aviaire dans une basse-cour hébergeant des poules, des canards et des dindes de la commune de Flayat, limitrophe avec le Puy-de-Dôme. Le département se voit par conséquent appliquer une zone de surveillance de 10 Km et une zone réglementée supplémentaire de 20 Km pour limiter la diffusion du virus dans d'autres élevages.

Les différentes zones et les communes concernées

Une zone de protection de 3 Km a été mise en place autour du foyer et concerne uniquement la commune de Flayat en Creuse.
Le second cercle, la zone de surveillance de 10 Km, concerne trois communes du Puy-de-Dôme : Fernoel, Giat et Verneugheol. Ce périmètre est mis en place pour une durée de 30 jours et sera maintenu jusqu’à stabilisation de la situation.
Le troisième cercle, la zone réglementée supplémentaire d'un rayon de 20 Km autour du foyer, concerne 10 communes puydômoises : Bourg-Lastic, Briffons, La Celle, Condat-en-Combraille, Herment, Lastic, Messeix, Puy-Saint-Gulmier, Saint-Avit, Saint-Etienne-des-Champs, Saint-Germain-Près-Herment, Sauvagnat et Voingt. La zone réglementée supplémentaire sera levée le même jour que la zone de surveillance.

Les mesures de biosécurité

Dans l'ensemble de ces communes réglementées, l'évacuation et l’épandage des fientes, litières et fumiers de volailles provenant des exploitations est interdit sauf après autorisation de la DDPP.
Les détenteurs professionnels et amateurs de volailles et autres oiseaux ont l'obligation de déclarer immédiatement toute mortalité ou symptôme évocateur de l'Influenza aviaire.
Des moyens de désinfection aux entrées de bâtiments doivent être mis en place.
Toute entrée ou sortie d’oiseaux en provenance ou à destination des exploitations situées dans le périmètre réglementé est soumise à une autorisation préalable de la DDPP. La mise en place de volailles dans les exploitations du périmètre est interdit.
Les mouvements ou le transport de volailles et autres oiseaux captifs sont interdits dans les zones, et en provenance ou à destination de celles-ci ; à l’exclusion du transit direct sans rupture de charge par les grands axes routiers ou ferroviaires. La DDPP peut accorder des dérogations.
Une surveillance renforcée de certaines exploitations commerciales de volailles et de gibiers à plumes est mise en place.
Les rassemblements d’oiseaux tels que les foires, marchés et les expositions sont interdits ainsi que les ventes de volailles vivantes sur les marchés et les brocantes.
D’une manière générale, et afin de limiter la diffusion du virus, qui peut avoir d’importantes conséquences économiques, la Préfecture du Puy-de-Dôme rappelle à l’ensemble des professionnels de la filière volaille, et aux particuliers, que le niveau de risque épizootique vis-à-vis de l'Influenza est passé en niveau « élevé » depuis le 11 novembre dernier. Cette situation entraîne l'application de mesures renforcées de prévention pour les élevages avicoles et les basses-cours sur l'ensemble du territoire métropolitain. « Il s'agit de respecter strictement les mesures de biosécurité (notamment la mise à l’abri), sur l’ensemble du département et de rester extrêmement vigilants pour empêcher le virus d'entrer dans les élevages via la faune sauvage et les activités humaines. Il s’agit également d’éviter sa diffusion entre élevages. Les mêmes recommandations s'adressent aux particuliers détenteurs d'oiseaux de basse-cour et d'ornement » explique le communiqué.
Il est également noté que « les services de l’État seront amenés à réaliser des contrôles sur le respect des mesures applicables du fait de l'élévation du niveau de risque ». Une réduction des indemnisations en cas de non-respect par les éleveurs des règles en vigueur sera également mise en œuvre.

 

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