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La gestion des strongles gastro-intestinaux

Au printemps, une importante infestation par les strongles gastro-intestinaux peut être à l’origine de perte d’état corporel et de diarrhées.

Les ovins et les caprins restent plus sensibles que les bovins aux infestations massives de strongles gastro-intestinaux.
Les ovins et les caprins restent plus sensibles que les bovins aux infestations massives de strongles gastro-intestinaux.
© torange.biz

Pour lutter efficacement contre les strongles gastro-intestinaux, il est important de raisonner le traitement afin d’obtenir des animaux naturellement plus résistants et éviter des pertes économiques. Il faut donc identifier les périodes pendant lesquelles il est nécessaire de traiter et les individus qui doivent recevoir le traitement. Développer l’immunité des animaux reste l’objectif pour limiter les traitements à l’âge adulte : celle-ci permettra aux animaux d’être plus résistants aux infestations. L’utilisation non raisonnée de traitements anthelminthiques a pour conséquence de tuer les parasites avant même qu’une bonne immunité ait pu se mettre en place chez l’animal infesté. Si l’utilisation excessive d’antiparasitaires peut supprimer ou retarder cette immunité, une infestation massive de strongles gastro-intestinaux induit des retards de croissance, des contre-performances de reproduction voire des mortalités. Il faut trouver un équilibre entre l’importance de l’infestation des animaux et l’installation d’une immunité efficace. L’âge des animaux, leur état général, les parcelles pâturées et le temps de pâturage conditionnent la gestion des traitements. L’utilisation de parcelles dites saines, c’est-à-dire fauchées au cycle précédent ou bien récemment semées, est préférable pour les animaux qui présentent peu d’immunité. Les ovins et les caprins restent plus sensibles que les bovins aux infestations massives de strongles gastro-intestinaux. Les agneaux conduits à l’herbe au cours de l’allaitement nécessitent un traitement un mois et demi après la mise à l’herbe puis un ou deux mois plus tard selon la matière active utilisée (produit rémanent ou non).

La suite dans le Réveil Lozère, page 10, édition du 9 juin 2016, numéro 1363.

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