La force du collectif était au rendez-vous à St Christophe sur Dolaizon
La FDSEA Haute-Loire a fait salle comble à St Christophe sur Dolaizon le 26 mars à l'occasion de son 80ème congrès. Le point sur une année de travail syndical, sur les sujets de préoccupation du moment et un grand débat sur le thème du sanitaire en élevage.
La FDSEA Haute-Loire a fait salle comble à St Christophe sur Dolaizon le 26 mars à l'occasion de son 80ème congrès. Le point sur une année de travail syndical, sur les sujets de préoccupation du moment et un grand débat sur le thème du sanitaire en élevage.
Un congrès sous le signe de l’unité et des défis agricoles
C’est devant une salle pleine d’agriculteurs, de responsables d’OPA, de représentants de l’État et d’administrations, que la FDSEA a dressé le bilan des activités de ses sections. L’occasion pour tous de réaliser l’étendue du champ d’intervention du syndicat. Un temps d’échange avec la salle a permis d’évoquer les sujets environnementaux qui pèsent lourdement sur le quotidien des exploitations agricoles : la révision de la directive IED, la directive européenne dite « directive nitrates », les zones vulnérables… autant de normes et de réglementations qui sont très souvent le résultat d’un durcissement des règles au niveau français avec la surtransposition des normes. Un sujet sur lequel le réseau FNSEA se bat et continuera de se battre à tous les échelons (départemental, régional et national), a confirmé son secrétaire général, Hervé Lapie, invité du congrès.
« Alors que la France est en décroissance, aujourd’hui nos principaux compétiteurs ce sont nos collègues européens. L’agriculture française doit retrouver sa légitimité, c’est pourquoi notre ambition est de maintenir le sujet agricole en haut de la pile des gouvernants de notre pays et ainsi retrouver cette capacité à produire. C’est un combat qui doit être mené collectivement par l’ensemble du réseau. Pour cela, la FNSEA attend avec impatience l’application de 2 lois : la loi d’urgence (annoncée pour fin juin par le Premier ministre) et la loi Duplomb », a-t-il expliqué.
L’importance de la défense collective de l’agriculture
En dressant la longue liste des combats menés au cours de l’exercice (élections Chambre d’agriculture et MSA, PAC, prédation du loup, Mercosur, loi Duplomb, zones vulnérables, redevance REOM à Langeac…), Anthony Fayolle, secrétaire général de la FDSEA, a insisté sur le travail d’équipe conduit au sein du syndicat agricole via le travail des sections : « On se mobilise du niveau cantonal jusqu’au niveau national ». Il regrette que la FDSEA fasse parfois l’objet d’une défiance généralisée et rappelle que le syndicalisme évolue au rythme d’un temps long : « Nous défendons nos positions et ce que l’on obtient, c’est parfois un compromis ! » ajoute-t-il. « À l’image de l’engagement syndical empreint d’envie et de passion, dont font preuve certains anciens exploitants, comme Jean Beraud, président de la section des anciens exploitants, nous devons trouver des solutions pour que la flamme de ces responsables revienne au sein de notre réseau ».
Hervé Lapie a rappelé le caractère indispensable de défendre l’agriculture en collectif au sein de la FDSEA, en considérant le nombre d’acquis syndicaux : « L’acte de cotiser dans une défense syndicale collective, dans une FDSEA, c’est certainement l’investissement le plus rentable dans un compte de résultat ou un bilan. Être engagé syndicalement, c’est préparer l’avenir ». Alors que le réseau FNSEA se trouve quelque peu « challengé », Hervé Lapie invite les agriculteurs à « ne pas tomber dans la démagogie ».
Un appel à l’action face à l’urgence économique
Le président de la FDSEA, Nicolas Merle, a alerté sur l’urgence qui se pose depuis quelques semaines autour des charges des exploitations. « Les prix du GNR, des engrais, des plastiques s’envolent sous l’effet de la guerre déclarée en Iran. L’État doit agir et pas au moyen de mesurettes annoncées récemment. Nous demandons la réouverture immédiate des négociations commerciales en vue d’intégrer la hausse réelle des charges et des coûts de production et une véritable aide directe ». Avec l’appui de Julien Duplomb, président des JA, ces deux responsables ont crié stop aux normes et aux contrôles qui « tuent l’agriculture à petit feu ». « Nous ne demandons pas de privilèges particuliers, mais simplement de pouvoir vivre de notre métier et de décider de notre avenir ensemble », a souligné le président de la FDSEA.
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Le Préfet de Haute-Loire, Yvan Cordier, a tenu à rappeler certaines notions importantes au monde agricole : « Tous les fonctionnaires sont sous l’autorité politique ». Quant aux contrôles, l’État dispose d’une mission régalienne et, à ce titre, il se doit de contrôler. « Il a aussi une mission de conseil et est amené à aider l’agriculture à se développer ». Yvan Cordier a par ailleurs rappelé les mesures prises au niveau départemental avec la mise en application du contrôle unique et le recours privilégié à la police administrative en cas de problème sur un contrôle. Il a annoncé la tenue d’une cellule de crise destinée aux acteurs impactés par les conséquences de la guerre en Iran.
Un débat sanitaire pour clore le congrès
Le congrès s’est terminé autour d’un grand débat sanitaire autour de la crise de la DNC.