Aller au contenu principal

Politique agricole commune
La FNSEA et le DBV allemand à l’unisson

Alors que les négociations sont déjà engagées entre pays et avec la Commission européenne, la FNSEA et le syndicat allemand DBV ont esquissé, à Berlin, une vision commune de l’avenir.

Jean-Michel Lemétayer, président de la FNSEA et Gerd Sonnleitner, président du DBV.
Jean-Michel Lemétayer, président de la FNSEA et Gerd Sonnleitner, président du DBV.
© D.R.

A l’occasion d’une importante réunion qui s’est tenue à Berlin, le 11 juin, Jean-Michel Lemétayer, président de la FNSEA et Gerd Sonnleitner, président du syndicat DBV ont adopté une déclaration commune sur ce que devrait être la politique agricole de l’après 2013. Même si l’échéance est encore lointaine, le temps presse car les différents pays de l’Union européenne ont commencé à se positionner sur le sujet, lors du Conseil informel des ministres de l’agriculture fin mai dans le sud de l’Espagne, avant que la Commission ne fasse ses propositions d’ici la fin de l’année.

 

Première convergence et non des moindres, les deux responsables se prononcent solennellement sur le maintien de la politique agricole commune. « La politique agricole commune (PAC) a période après 2013 ne doit pas être démantelée », insistent-ils. Sans remettre en cause la réforme de 2003 et l’instauration de soutiens découplés, Jean-Michel Lemétayer et Gerd Sonnleitner demandent à ce que « le chemin ouvert par ce processus de réforme » soit désormais stabilisé pour que la politique agricole commune devienne « plus réactive et efficiente ».

 

Cela va sans dire, mais c’est encore mieux en le disant, cette politique agricole doit bénéficier d’un financement « approprié ». « Un budget agricole au minimum identique au budget actuel est indispensable », plaident les deux responsables qui redoutent des coupes sombres dans les dépenses affectées à l’agriculture dans le cadre des prochaines perspectives financières de l’Union européenne pour la période 2013-2020.

 

Abandon des références historiques

Mais, la FNSEA et la DBV vont plus loin dans l’utilisation de ces fonds et les modalités des soutiens aux agriculteurs. Le principe étant que ces aides soient « plus légitimes ». Ce qui veut dire que les enveloppes entre les états membres doivent être réparties « de manière équitable » en tenant compte « de critères objectifs tels que les conditions de production ou les parités de pouvoir d’achat ». Sans le dire, les pays d’Europe centrale et orientale ne peuvent prétendre au même niveau d’aides compte tenu que leur niveau de vie est plus faible. La FNSEA et le DBV se prononcent également pour l’abandon progressif des références historiques et la prise en compte « de critères non distorsifs ». Les deux syndicats sont également favorables à « un recouplage spécifique pour les zones en déprise ».

 

Accord également des deux organisations syndicales sur la mise en place de système de régulation des marchés pour limiter les fluctuations de prix et gérer les crises. Pas question donc de renoncer à la préférence communautaire qui « reconnaisse les conditions de production », ni aux mécanismes publics d’intervention ainsi qu’au stockage privé pour certains produits. Mais la FNSEA et le DBV évoquent aussi « le soutien facultatif de certaines filières à travers des mesures de limitation des risques de marché » et le renforcement du pouvoir de négociation des agriculteurs grâce aux organisations de producteurs et aux interprofessions ainsi que l’adaptation du droit de la concurrence.

 

Quant au développement rural, « il ne devra plus être affaibli par la modulation » et « les objectifs du deuxième pilier de la PAC devront toujours avoir un lien avec l’activité agricole ». Et d’évoquer le soutien à l’investissement et l’installation, la compensation des handicaps naturels ainsi que les mesures agri-environnementales qui doivent rester de son ressort.

Rédaction Réussir

Les plus lus

Shamonda-Europe : au moins un cas dans le Cantal

Un premier foyer de ce nouveau virus apparu cet été en Suisse, Allemagne et Savoie a été confirmé dans le département.…

Sylvain Ytournel, président de l'association des lieutenants de louveterie du Puy-de-Dôme
Chasse : « Le rôle du louvetier a beaucoup évolué »

Louvetier depuis 2010 et président de l’association départementale depuis 2020, Sylvain Ytournel est aussi éleveur laitier à…

deux personnes devant des vaches.
vente animaux gras Elvéa : record de prix pour la dixième édition

Vendredi 11 septembre, la génisse aubrac sacrée Miss Saint-Flour a atteint le prix de 14,10 € le kg. En dix éditions, c’est la…

jeune agriculteur qui marche dans une prairie entre des vaches de race salers
De salarié à exploitant : l’installation de Pierre-Baptiste Bioulac

À 29 ans, l’ancien ouvrier agricole assume désormais seul la conduite de la ferme où il a pu s’installer avec enthousiasme,…

IFPP : 465 offres d'apprentissage à pourvoir sur le Cantal et alentours

ALTERNANCE - L’Institut de formation professionnelle et permanente d’Aurillac propose 34 formations qualifiantes ou…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière