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La FNB à la rencontre des éleveurs néoaquitains

Patrick Bénézit, président de la Fédération Nationale Bovine (FNB) et Cédric Mandin, secrétaire général étaient en Dordogne le 14 novembre. Cette tournée régionale a permis de faire le point avec les éleveurs sur de nombreux dossiers, en particulier les questions sanitaires, l’engraissement et l’installation des jeunes.

© JG

C’est sur la ferme du lycée agricole de Périgueux que le président de la FNB avait donné rendez-vous à la presse avant sa réunion avec les sections bovines de Nouvelle-Aquitaine le 14 novembre dernier. Un lieu symbolique quand on sait que beaucoup se questionnent sur l’avenir de l’élevage.

Des éleveurs préoccupés par les problèmes sanitaires

« Au vu du contexte, il y a matière à discuter, résumait Jean Bernard Sallat, président de la section bovine régionale en introduction. La Nouvelle-Aquitaine est la première région de France en termes de cheptel mais nous sommes face à de nombreuses questions aujourd’hui : le maintien de la production sur le territoire, la contractualisation, le Mercosur, le sanitaire… ». Le département de la Dordogne est en effet particulièrement concerné par la tuberculose bovine. Certains éleveurs connaissent aujourd’hui le 3e voire le 4e abattage de leur troupeau. Or, le système d’indemnisation ne permet pas de reconstituer un cheptel à l’identique et la feuille de route nationale dans laquelle il est demandé de meilleures conditions de détection et d’amélioration n’avance pas. Sur le dossier, la FNB reste mobilisée d’autant que « cela peut également conduire à un problème fiscal et social car les éleveurs qui n’arrivent pas à racheter à temps peuvent être fiscalisés sur les indemnisations », précise Patrick Bénézit.

Des victoires et des combats à poursuivre

Si les dossiers à travailler sont nombreux et que la décapitalisation a occasionné, depuis 2016, la perte d’un million de vaches au niveau national, le président de la FNB tenait aussi à rappeler les victoires obtenues. « Notre premier combat, c’est celui du prix, a-t-il rappelé. Nous nous sommes battus lors des Egalim pour la prise en compte de nos coûts de production. Aujourd’hui le prix est meilleur et il ne faut pas s’endormir sur nos lauriers car les problèmes de trésorerie perdurent.Quand la rentabilité est au rendez-vous tous les systèmes fonctionnent ». Pour la FNB, c’est de garanties et donc de contrats dont l’élevage a besoin, notamment pour développer l’engraissement mais aussi pour l’installation des jeunes. Au-delà de la question des prix, les éleveurs ont besoin de garanties sur l’origine. « L’Union Européenne a statué en notre faveur sur l’utilisation de la dénomination des viandes et maintenant on nous parle de Mercosur ? reprend Patrick Bénézit. On voudrait accepter des viandes contenant des hormones, des activateurs de croissance, en provenance de pays où le bien-être animal n’existe pas et qui utilise des produits phytosanitaires interdits en Europe ? Ce modèle est à l’opposé du nôtre ! Aucune clause miroir n’est prévue et le plan de sauvegarde n’est qu’un écran de fumée ».

Les tergiversations du chef de l’État ne sont pas sans inquiéter la FNB qui attend un rejet total du Mercosur. Elle demande également que la Cour européenne de justice soit saisie suite à la scission de l’accord qui empêche les parlements de s’exprimer sur le sujet.

L’arrivée d’un contingent de 99 000 t de viande prévu en cas d’accord aurait un impact lourd sur les prix. En effet, si celui-ci ne représente qu’1 % des volumes de viande en Europe, il représente 25 % des morceaux nobles consommés.

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