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La FNB en tournée dans le Massif central

Pas de trêves pour le combat syndical. Les responsables professionnels de la FNB présents, jeudi dernier, à Aubière, ont redit l’urgence d’une revalorisation des prix aux producteurs.

De gauche à droite : Emmanuel Bernard, Dominique Fayel, Pierre Vaugarny, Jean-Pierre Fleury, Patrick Bénézit et Eric Chapelle.
De gauche à droite : Emmanuel Bernard, Dominique Fayel, Pierre Vaugarny, Jean-Pierre Fleury, Patrick Bénézit et Eric Chapelle.
© SC

C’est tout l’état-major de la Fédération nationale bovine qui était à Aubière, jeudi dernier, devant une cinquantaine d’éleveurs du Massif central, et de Rhône-Alpes. Au cœur des discussions : la conjoncture, « pas brillante », avec une augmentation des prix à la production qui tarde à se faire sentir. Couper court aux rumeurs, aux informations erronées qui transitent par certains opérateurs mal intentionnés dans les cours de ferme…C’est aussi cela l’objectif des réunions régionales de la FNB, car « qu’on le veuille ou non, le marché de la viande bovine est loin d’être moribond. Il s’abat actuellement 67 000 bêtes par semaine, c’est 7 000 de plus par semaine que l’an passé. Alors, il faut arrêter avec cette histoire de baisse de la consommation », insiste le président de la FNB, Jean-Pierre Fleury. Il y a bien effectivement un marché, qui se tient, avec une consommation certes en légère baisse de 1 %, mais qui se tient. « La vérité c’est qu’il y a une entente dans ce pays pour que les prix des vaches n’augmentent pas », poursuit l’éleveur bourguignon. Autre impondérable, celui des niveaux de l’indice Ipampa mesurant les coûts de production : « La misère de l’élevage est aussi là dans ses courbes : jamais nos coûts de production n’ont été réévalués depuis 2001 ».

Cœur de Gamme
« Nous avons un lourd combat à mener sur le Cœur de Gamme, dans la mesure où la grande distribution représente 54 % des débouchés de la viande bovine¹ », estime Pierre Vaugarny, secrétaire général de la FNB. À ce jour, plusieurs enseignes se sont engagés dans la démarche Cœur de Gamme, qui prévoit l’intégration du coût de production dans le prix payé au producteur de races à viande : Système U, Carrefour, Leclerc, Intermarché et SVA, Lidl et Casino. Les discussions sont en cours avec Cora et Auchan. Au 14 janvier, « tout le monde devrait avoir signé ». La segmentation est donc en route. Les éleveurs vont toutefois veiller au grain, car l’engagement des GMS suppose une intégration d’un minimum de 50 % de viande bovine estampillée « Cœur de gamme » au rayon boucherie. « Aujourd’hui, 12 000 vaches allaitantes sont abattues chaque semaine, donc la réalité c’est un minimum de 6 000 vaches qui rentrent dans le dispositif Cœur de Gamme. Il est essentiel de rappeler cet engagement aux GMS qui ont signé l’engagement, et de vérifier sur le terrain son application », insiste Jean-Pierre Fleury. La mise en place d’un logo Cœur de Gamme est prévu début janvier.

1. Les débouchés en viande bovine française : RHD (restauration hors domicile) 19 %, boucherie 12 % et export 15 %. Par ailleurs, 70% de la viande bovine consommée dans les maisons de retraite, dans les écoles et dans les hôpitaux français est importée. [remonter]

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