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Les fruits rouges des Monts du Velay en quête de nouveaux producteurs

Le 17 mars, le GIE des producteurs de fruits rouges des Monts du Velay a ouvert ses portes pour une grande journée de découverte et de partage sur la filière. À cette occasion, les agriculteurs et porteurs de projets étaient les bienvenus pour se renseigner sur les opportunités offertes par cette filière agricole en pleine croissance.

Un savoir-faire local

Au cœur de la Haute-Loire, à St Jeures, sur les terres volcaniques et préservées des Monts du Velay, le Groupement d’Intérêt Économique (GIE) des producteurs de fruits rouges incarne une agriculture à la fois traditionnelle, innovante et profondément ancrée dans son territoire.

44 producteurs passionnés 

Réunissant 44 producteurs passionnés installés en Haute-Loire et en Ardèche, ce collectif valorise un savoir-faire local unique tout en répondant aux exigences contemporaines de qualité et de durabilité.

Avec une production diversifiée (fraises, framboises, groseilles, cassis, mûres et myrtilles), les producteurs s'engagent au quotidien pour une agriculture durable et de qualité. En effet, 14 d'entre eux pratiquent l’agriculture biologique, tandis que les autres exploitants sont certifiés HVE (Haute Valeur Environnementale).

1 204 tonnes de fruits produits en 2025

En 2025, ce sont quelque 1 204 tonnes de fruits au total qui ont été produites sur l’ensemble des productions du GIE, réparties selon les quantités suivantes : 706 tonnes de fraises, 196 tonnes de framboises, 150 tonnes de groseilles, 80 tonnes de mûres, 35 tonnes de myrtilles et 7 tonnes de cassis. Ces quantités permettent également au GIE d’engendrer 10 millions d’euros de chiffre d’affaires, ce qui fait de l’année 2025 une très bonne année avec un climat plus favorable (a contrario de 2024 avec 8,5 millions d’euros en raison notamment de la pluie, du dépérissement des framboisiers ou encore de la diminution du rendement).

Petit bémol toutefois, la production de myrtilles a quelque peu souffert de la présence de rats taupiers, qui ont engendré un déficit, à mettre en parallèle d’une demande constante pour ce fruit plein de bienfaits.

Au niveau commercial, là encore, 2025 peut être qualifiée de bonne saison, d’autant que la récolte a lieu de mai à octobre (plus tardivement que d’autres régions plus basses en altitude) ; les consommateurs sont toujours au rendez-vous.

Cueillette, ramassage, triage et livraison : une machine bien huilée

Dès que la saison débute, l’ensemble des acteurs du GIE des fruits rouges se coordonnent au quotidien pour proposer des fruits goûteux et frais aux consommateurs. Ainsi, de 6h à 12h30 environ, les fruits sont cueillis et ramassés avec minutie puis livrés (avec un système de navette pour les exploitations les plus éloignées). Jusqu’à 13h30 maximum, l’ensemble de la marchandise est centralisée au GIE (ce qui nécessite une manutention organisée) puis expédiée en fonction des commandes des clients (uniquement des professionnels) qui ont appelé le matin. Grossistes, restaurateurs, grande distribution et magasins Grand Frais (1er client du GIE) sont donc livrés dans une grande moitié Est de la France, de Paris à Marseille en passant par la région Auvergne-Rhône-Alpes, dans un délai record pour garantir la fraîcheur et la qualité des produits.

Une journée pour susciter des vocations

Destinée à renforcer la filière du GIE en accompagnant de nouveaux producteurs motivés, qu’ils soient en quête de diversification ou porteur d’un projet d’installation, la journée du 17 mars a permis à chacun de comprendre l’organisation, le fonctionnement et les missions du GIE des fruits rouges, d’explorer les opportunités de marché de cette filière dynamique et porteuse, d’échanger en direct avec des experts et des producteurs engagés, qui étaient prêts à partager leur expérience du terrain. Pour cette première édition en Haute-Loire, ce sont 6 personnes qui ont bénéficié de renseignements sur le lancement d’un atelier et l’installation en fruits rouges.

 

 

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