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Sylviculture
La filière bois du Massif central auscultée de près

La première séance plénière des états généraux de la filière bois Massif central, s’est tenue, jeudi 29 septembre. Les résultats des analyses des produits et des marchés, ont été exposés.

© Auvergne agricole

Face aux préoccupations environnementales d’avoir des produits sains et naturels, le matériau bois retrou-ve sa notoriété. Malgré le taux de boisement, supérieur à la moyenne nationale, les entreprises de la filière bois du Massif Central peinent à émerger. Pour les aider à entrer dans les différents marchés, la démarche « états généraux » a été amorcée en avril 2010. Le 29 septembre dernier, à Clermont-Ferrand, les premiers résultats de cette grande analyse ont été exposés.

 

Lancement

Pour réaliser cette étude, l’Adimac, l’Apamac, le Sidam et l’Uccimac(*) ont fondé la structure Macéo. Sa mission consiste à anticiper les besoins des acteurs socio-économiques, puis à expérimenter et à innover dans le domaine du développement économique durable. Elle a donc conduit les « états généraux » de la filière bois du Massif central. L’objectif est de lancer une nouvelle dynamique de structuration et de mobiliser la ressource. Après plusieurs mois d’analyses, un bilan par marché aboutit.

Marché décortiqué

Il ressort que la construction bois connaît une progression annuelle constante. Les matériaux bois sont de plus en plus utilisés sous forme reconstituée. Sur l’ensemble de ces produits, l’offre du Massif central est actuellement faible, plus chère et de moins bonne qualité que les produits importés. Le constat est le même pour le marché de l’emballage bois. Les produits du Massif central subissent, dans leur ensemble, une forte concurrence étrangère. En revanche, la tonnellerie est le secteur de l’emballage bois qui se porte le mieux. La ressource provenant de certaines forêts du Massif central (forêt de Tronçais…) est reconnue pour sa qualité. La filière peut réaliser une «percée» dans le marché de l’ameublement de luxe, de l’agencement ou des aménagements extérieurs. Ces bois pourraient être valorisés par des labels d’Eco-design, permettant une reconnaissance de la qualité territoriale.

Le marché des plaquettes est aujourd’hui en pleine organisation grâce aux CUMA. Les sylviculteurs peuvent se développer afin de répondre à une demande croissante.

Pour résumer : afin de prendre son essor, la filière bois du Massif central, doit se tourner vers la production de bois de qualité, tout en étant compétitive sur les prix. Un axe de travail qui ressemble étrangement à celui de l’agriculture. Conjoncture économique oblige.

En juin 2012, une seconde séance plénière aura lieu afin de présenter des résultats chiffrés pour la production.

*ADIMAC (Association Développement Industriel du Massif Central), APAMAC (Association Promotion de l’Artisanat du Massif Central), SIDAM (Service Interdépartemental pour l’Ani-mation du Massif Central) et UCCIMAC (Union des Chambres de Commerce et Industrie du Massif Central).

Premier prêt

La Scierie Dubot et Fils, sur la commune de Saint-Avit dans le Puy-de-Dôme, est la première entreprise, au niveau national, à bénéficier du Prêt participatif au développement de la filière bois.

Cette démarche rentre dans le fonds de modernisation des scieries, annoncé par Bruno Le Maire, ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l’Aménagement du Territoire, le 6 avril dernier.

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