Aller au contenu principal

La fièvre catarrhale ovine suscite toujours de fortes inquiétudes

Le Cantal reste pour l’heure épargné par le zonage.

Michel Barnier s'est rendu en Italie pour convaincre son homologue transalpin d'appliquer le protocole et d'épargner de possibles "très graves difficultés à l'élevage français".
Michel Barnier s'est rendu en Italie pour convaincre son homologue transalpin d'appliquer le protocole et d'épargner de possibles "très graves difficultés à l'élevage français".
© Réussir / Jean Ricateau
La situation du Cantal au regard du front de la fièvre catarrhale a connu plusieurs épisodes contradictoires en fin de semaine dernière. Elle devrait sans nul doute être largement évoquée jeudi prochain à l’occasion de l’assemblée générale de la FDSEA. En effet, si mercredi soir une information officielle du ministère de l’Agriculture annonçait le basculement du Cantal en zone réglementée avec une partie du nord du département en périmètre interdit, une nouvelle communication de la DGAL le vendredi suivant redonnait au Cantal son statut de zone indemne. Difficile donc de s’y retrouver tant pour les éleveurs que pour les opérateurs commerciaux amenés à une gestion très réactive pour la collecte et l’export d’animaux.

Protocole remis en cause

À ce jour donc, pas de restriction des mouvements d’animaux même si les inquiétudes restent vives quant à l’évolution de l’extension de la maladie mais aussi à l’attitude des partenaires commerciaux au premier rang desquels l’Italie. Ce pays signataire de la décision communautaire actée il y a quelques semaines pour restaurer les mouvements d’animaux intracommunautaires provenant de zones réglementées semble en effet faire marche arrière dans l’application de ce règlement sanitaire. 

"Une prise de position surprenante"

Dans un communiqué du 31 octobre dernier, Michel Barnier, ministre de l’Agriculture, indique “avoir pris contact avec les autorités italiennes pour réagir sur cette prise de position surprenante et susceptible de créer de très graves difficultés à l’élevage français”. Une délégation ministérielle française s’est d’ailleurs rendu sur place à Rome le lundi 5 novembre afin de tenter de convaincre ses homologues transalpins d’appliquer le protocole publié le 27 octobre. Une décision attendue par nombre de départements bloqués depuis des semaines avec une tension de plus en plus vive comme en atteste les opérations de blocage routier conduites lundi dernier par la FDSEA et les JA de la Creuse. 

Les plus lus

ofb et agriculteur se rencontrent sur une exploitation agricole
Les agents de l'OFB à la rencontre du monde agricole

Une quinzaine d'agents de l'OFB AuRA est allée à la rencontre du monde agricole au cours d'une formation de trois jours dans…

jeune taureau salers lors de la vente aux encheres dans le Cantal
Combien se sont vendus les jeunes reproducteurs salers ?

Les éleveurs accordent une grande importance à la préservation et au développement de la race. La vente de jeunes taureaux…

Hélène Burgaud-Tocchet
[Interview] Une nouvelle directrice à la DDT de la Creuse

Hélène Burgaud-Tocchet, directrice départementale des Territoires de la Creuse

Randonneurs sur le volcan cantalien
Randonnée : quels nouveaux GR vont sillonner le Cantal ?

Pas moins de quatre projets de nouveaux itinéraires ou d’extension de GR existants devraient voir le jour dans le Cantal,…

carcasse dans un abattoir dans le Puy-de-Dôme
L'abattoir d'Issoire deviendra-t-il départemental ?

Le Conseil département du Puy-de-Dôme entame une réflexion pour une possible reprise de l'abattoir d'Issoire, suite à l'arrêt…

Des centrales d'achats bloquées par les agriculteurs en Auvergne-Rhône-Alpes

Les braises des manifestations agricoles de janvier à peine refroidies, FNSEA-JA remettent le couvert à partir de ce mercredi…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière