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La fête comme remède à la morosité ambiante des éleveurs

Avec près de 400 animaux, 39 éleveurs, 21 prix d’ensemble, du soleil, du monde, le départemental aubrac de Grizols, dimanche, avait (presque) tout des jours fastes.

Les plus beaux animaux du concours au 1er plan et de gauche à droite : “Nippone” (M. Protet) ; “Ukraine” (M. Bertrand) ; “Lauréate” (Gaec Raynal) ; “Rebille” (Gaec Guibal), “Bohème” (Earl Raynal). Au 2nd plan : “Virenque” (M. Poudevigne) ; “Urbain” (Gaec des Chazettes) et “Obélix” (Gaec Guibal).
Les plus beaux animaux du concours au 1er plan et de gauche à droite : “Nippone” (M. Protet) ; “Ukraine” (M. Bertrand) ; “Lauréate” (Gaec Raynal) ; “Rebille” (Gaec Guibal), “Bohème” (Earl Raynal). Au 2nd plan : “Virenque” (M. Poudevigne) ; “Urbain” (Gaec des Chazettes) et “Obélix” (Gaec Guibal).
© C. F.

Si la morosité était largement partagée par tous les éleveurs du concours départemental aubrac, ils ont voulu, ce dimanche au moins, l’oublier pour se consacrer exclusivement à la fête. Un concours aubrac 2008 avec une participation record de 400 animaux “sans doute un effet Cournon” estimait Michel Bos, président du Syndicat aubrac cantalien, faisant ainsi allusion au prochain “National”. Conséquence : 21 prix d’ensemble, alors que “les autres années tournaient autour de 12 à 15 prix que se partageaient huit à dix maisons incontournables. “Mais, aujourd’hui, d’autres éleveurs ont envie de faire voir qu’ils existent, qu’ils sont bien présents et qu’ils ont des compétences”. Des prix d’ensemble très prisés donc et qui témoignent de “l’homogénéité et du travail de sélection”.

En dix ans, le nombre d’aubracs a doublé
Le concours est aussi la vitrine de cette dynamique aubrac : “En 1998, il y avait 14 000 aubracs dans le Cantal. Nous en avons aujourd’hui deux fois plus”. Alors, reste le moral des troupes : “Il est un peu à l’image des trésoreries” reconnaissait Michel Bos, avec “peu de lisibilité dans les années à venir, du fait des crises sanitaires successives, des sécheresses. Il faut donc être conscient que tout n’est pas au beau fixe et, plus que jamais, choisir la qualité et la passion de la sélection qui permet la valorisation de notre travail. Nous pouvons et devons toujours faire mieux en ce domaine”, insistait-il. Sachant que pour lui “ce travail n’est pas forcément contraignant. Cela représente, estimait-il, de 1 à 2 % de temps en plus, et c’est accessible à chacun”. L’aubrac est une passion qui se transmet souvent de père en fils avec une tendance : “De plus en plus de femmes sont bien présentes sur les concours et c’est heureux”. Un esprit de groupe et familial qui va jusqu’à la présentation des animaux par section et non pas par exploitation. Un travail salué à l’occasion de ce concours par de nombreuses personnalités dont le secrétaire d’État, Alain Marleix, accompagné du sous-préfet, Jean-Marie Wilhelm et des éleveurs.

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