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La FDSEA et les JA sur le front de la sécheresse

© AM

Après avoir déjà rencontré Madame la préfète et le député le 5 juillet dernier, la FDSEA et les JA ont de nouveau marqué leurs oppositions aux accords de libres-échanges avec le Mercosur et le CETA.
Mais au-delà de ces accords commerciaux, l’un des sujets de préoccupation majeure, porte sur la sécheresse et ses difficultés d’approvisionnement en fourrage. Face à telle situation, la FDSEA et les JA sont passés à la vitesse supérieure en organisant une manifestation le 11 juillet dernier dans les rues Guéret en nocturne.
Pourtant, ce n’est pas faute d’avoir averti les autorités départementales que la colère des agriculteurs creusois couvait dans les campagnes sur ces sujets. Malgré les nombreux avertissements, l’action syndicale a pris le pas.
Ensemble, la FDSEA et les JA sont donc passés à l’action, réitérant les revendications de la profession agricole sur leur opposition aux accords de libre-échange avec le Mercosur, qui prévoient l’importation de 99 000 t de viande et les accords du CETA avec le Canada qui autoriserait l’Union Européenne à importer 65 000 t de viande non conforme aux normes européennes.
Mais au-delà de ces accords commerciaux qui doivent être préalablement ratifiés par les pays membres de l’Union Européenne, la raison majeure et légitime de l’inquiétude du moment, reste la sécheresse qui sévit actuellement sur le territoire français. Sans en avoir pour autant fini avec la sécheresse 2018 et ses conséquences sur les stocks et les trésoreries, les incertitudes sont déjà grandes sur le réapprovisionnement en fourrage pour le prochain hiver.
Près d’une centaine d’agriculteurs s’était donné rendez-vous sur la place Bonnyaud, ce jeudi soir à 22 heures, suivie de quelques tracteurs. Après un rapide tour de ville, en passant par la cité administrative, où une benne de fumier a été déversée au pied de la grille ainsi que devant la porte de l’hôtel des impôts, le cortège s’est ensuite dirigé vers la préfecture.
Arrivant tout juste de Paris, la préfète Magali Debatte a aussitôt rencontré les agriculteurs et leurs responsables, devant le parvis de la préfecture où les échanges se sont déroulés de manière courtoise, mais déterminée.
Pour le président Thierry Jamot, « la situation est extrêmement préoccupante pour les éleveurs. Alors que nous demandons depuis des années des autorisations pour capter l’eau de nos zones humides, aucune règle ne le permet, même dans des situations critiques, comme celle que nous connaissons aujourd’hui ». Relayé par le secrétaire général de la FDSEA Christian Arvis, « sans ces autorisations et lorsque nous aurons à prendre l’eau du réseau public, alors là, les Creusois auront soif ! ». Autant d’arguments pour le président des JA 23 Michael Magnier, pour dénoncer certaines aberrations, « les pouvoirs publics doivent prendre les décisions qui s’imposent et leurs responsabilités… L’État a trouvé les moyens pour détruire le barrage du Chat-Cros à Évaux avec plus de 3 M€. Il retenait plus 300 000 m³, aujourd’hui cette eau aurait été bien plus utile pour abreuver nos animaux. Des solutions existent, alors pourquoi ne pas les exploiter, en créant des retenues colinéaires et autres captages... Il faut que la loi change, pour autoriser de petites retenues ».
La préfète Magali Debatte, consciente des difficultés des éleveurs, acquiesce. « Il existe des règles, mais nous ne pouvons pas y déroger. Nous devons faire évoluer la réglementation pour que ces situations ne se reproduisent plus », a-t-elle conclu.

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