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La FDSEA et les JA rencontrent les acteurs du marché

 Alors que la situation du prix des broutards ne s’améliore pas, malgré les cris d’alarme de la profession, la FDSEA et les Jeunes agriculteurs Lozère ont décidé de rencontrer les acteurs du marché à Trélans.

Les éleveurs et les acteurs du marché du broutard lozériens se sont rencontrés à Trélans pour discuter de la crise actuelle.
Les éleveurs et les acteurs du marché du broutard lozériens se sont rencontrés à Trélans pour discuter de la crise actuelle.
© Marion Ghibaudo

La conclusion de la réunion est sans appel : « il n’y a pas de solution à cette crise pour le moment ». Les éleveurs et acteurs du marché du broutard présents à la réunion sont cependant tombés d’accord sur un point : le besoin de discussions plus poussées au sein de la filière, « pour mieux connaître les besoins du marché, et que les éleveurs prennent en compte ces critères dans leurs modes de production ». « Il est incompréhensible que malgré nos broutards de bonne qualité, ils partent à des prix assez bas, s’est agacé Jean-François Maurin, président de la FDSEA pendant la réunion, la situation ne pourra pas durer : la perte pour les exploitations est trop importante ».
Si tous les acteurs du marché en Lozère étaient conviés à cette rencontre inédite, deux d’entre eux ont répondu présent : Serge Rieutort, directeur de ParmAubrac, et Julien Volpelier, directeur de l’aval et des productions animales chez Unicor.
« Comment en est-on arrivé là ? Nous sommes très inquiets de la situation », a réagi Olivier Boulat, vice-président de la FDSEA. Car c’est toute la question : la campagne des broutards, commencé en juillet, ne semblait pas devoir trop pâtir, au niveau prix, de la crise économique et sanitaire dont sortait à peine l’Europe. Et pourtant, les éleveurs vendent aujourd’hui à perte, affirment-ils.
« Cette discussion nous a bien éclairés sur ce qui se passe en Italie ; ça nous a permis de réaliser quel type de bêtes ils veulent et comment ils travaillent », s’est félicité Alexis Cabirou, secrétaire général des JA. S’il regrette que cette conversation arrive tard dans la campagne, « elle aurait pu éviter des baisses de prix trop importantes si elle s’était tenue plus tôt », le secrétaire général semble convaincu qu’une communication renforcée entre les acteurs de la filière pourra améliorer les choses.

 

Pour lire l'analyse sur la crise au national, cliquez ici.

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