La FDSEA et les JA demandent l’état de calamité agricole
Face aux importantes pertes déjà constatées dans les exploitations agricoles creusoises, la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs de la Creuse demandent à l’État de reconnaître rapidement l’état de calamité agricole.
Face aux importantes pertes déjà constatées dans les exploitations agricoles creusoises, la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs de la Creuse demandent à l’État de reconnaître rapidement l’état de calamité agricole.
La situation se dégrade de jour en jour dans les exploitations agricoles creusoises. Face à une sécheresse précoce et particulièrement marquée, la FDSEA de la Creuse et les Jeunes Agriculteurs de la Creuse ont demandé au préfet d’engager la procédure de reconnaissance de l’état de calamité agricole.
Sur le terrain, les conséquences sont déjà bien visibles. Les premières estimations font état de pertes de production fourragère comprises entre 35 et 60 % selon les secteurs. Une situation qui oblige de nombreux éleveurs à entamer leurs stocks destinés à l’hiver, alors même que la saison estivale est loin d’être terminée.
Les difficultés ne s’arrêtent pas aux prairies. Les ressources en eau sont sous forte tension. Dans plusieurs secteurs du département, des sources sont désormais à sec ou affichent des débits historiquement faibles. Certains éleveurs doivent recourir à l’eau du réseau public pour assurer l’abreuvement de leurs animaux, avec un coût supplémentaire qui vient alourdir des charges déjà importantes.
Toutes les productions sont concernées. Les maïs souffrent fortement du manque d’eau, les rendements des céréales sont revus à la baisse, les récoltes de paille s’annoncent insuffisantes et les cultures spécialisées subissent également les effets du stress hydrique.
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Une reconnaissance rapide attendue
Pour la FDSEA et les JA, la priorité est désormais d’obtenir une reconnaissance officielle des pertes afin de permettre aux exploitations les plus touchées de bénéficier des dispositifs d’accompagnement prévus par l’État.
« Les agriculteurs n’ont pas attendu les bilans officiels pour constater les dégâts. Les prairies sont grillées, les stocks d’hiver sont déjà entamés et les coûts augmentent chaque semaine. Il est indispensable que l’État reconnaisse rapidement cette situation exceptionnelle afin d’apporter un soutien aux exploitations les plus fragilisées », souligne le président de la FDSEA de la Creuse, Christian Arvis.
Préparer l’avenir
Au-delà de l’urgence, la répétition des épisodes de sécheresse interroge la capacité des exploitations à faire face aux évolutions climatiques.
« Ce que nous vivons aujourd’hui n’est malheureusement plus exceptionnel. Les jeunes agriculteurs doivent pouvoir envisager leur avenir avec des outils d’adaptation. La question de la gestion et du stockage de l’eau devient incontournable si nous voulons continuer à produire demain dans notre département », rappelle Cyrille Brigonnet, président des Jeunes Agriculteurs 23.
Pour la FDSEA et les JA, le développement de solutions de stockage de l’eau, adaptées aux territoires et respectueuses des réglementations environnementales, constitue un levier majeur pour renforcer la résilience des exploitations agricoles.
Une mobilisation rapide demandée
Dans leur courrier adressé au préfet, la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs demandent donc l’engagement sans délai de la procédure de reconnaissance de l’état de calamité agricole ainsi que la réalisation d’une expertise départementale des pertes.
Chaque semaine qui passe aggrave la situation économique des exploitations, déjà fragilisées par la hausse des charges et la succession des aléas climatiques. Elles estiment qu’une réponse rapide des pouvoirs publics est indispensable pour accompagner les agriculteurs confrontés à cette nouvelle crise.