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La diversité au service de la production

L’activité des producteurs de plants de pommes de terre de l’Association Comité Centre et Sud se maintient et signe une campagne 2016/2017 satisfaisante.

Les producteurs de plants de pommes de terre de l’Association Comité Centre et Sud se sont réunis à Saint-Genès-Champanelle dans le Puy-de-Dôme pour leur assemblée générale annuelle.
Les producteurs de plants de pommes de terre de l’Association Comité Centre et Sud se sont réunis à Saint-Genès-Champanelle dans le Puy-de-Dôme pour leur assemblée générale annuelle.
© M. Comte

Durant la campagne 2016/2017, l’organisation de producteurs, l’Association Comité Centre et Sud a totalisé 113 adhérents. Des producteurs de plants de pommes de terre répartis entre le Haut Bocage Vendéen, le Limousin et le Massif central. Ils cultivent en moyenne 9,20 hectares mais les écarts sont importants. La plus petite production se réalise sur seulement deux hectares contre plus de 100 ha pour la plus grande. Au total, ce sont plus de 1 037 ha qui sont contractualisés pour la culture de 105 variétés différentes.

 

Des territoires, des pommes de terre

C’est là, la force de l’organisation professionnelle. La diversité de son territoire permet aux producteurs de cultiver une centaine de variétés de plants de pommes de terre et donc de se positionner sur divers marchés. Du fait de la précocité de certains terroirs, les variétés destinées à l’exportation vers les pays tiers sont en nette progression. « Mi-octobre de cette année, nous avons certifié 1 212 tonnes vers six pays tiers. Nous allons poursuivre le développement sur ce créneau, même si des adaptations et des réorganisations d’outils sont nécessaires» explique Eric Fallu, président de l’organisation.

Ces ventes compensent un marché français et européen en régression. La faute à une production européenne abondante et le télescopage entre les pommes de terre de conservation 2016 et les primeurs de 2017. Les prix se sont écroulés pour atteindre moins de 100€/tonne. « Le marché n’est toujours pas dynamique à ce jour » affirme le président.

 

À la recherche de renouveau

D’où les inquiétudes du producteur. Depuis deux ans, les surfaces dans le Maine et le Massif central diminuent. Certes, les deux territoires ne sont pas « des pays de pomme de terre » ; pourtant les producteurs de ces régions sont indispensables à l’organisation, notamment dans la culture d’une variété française traditionnelle, la ratte.

L’association se mobilise donc pour attirer de nouveaux producteurs et surtout inciter de jeunes agriculteurs à replanter.

Sur la campagne 2017/2018, les surfaces présentées au contrôle de l’OP Comité Centre et Sud sont en augmentation de 3% (soit 1 067 ha) et ce dans les quatre zones de production. Côté adhérents, l’organisation comptabilise 32 nouveaux arrivants dont un en Massif central (4 hectares).

Mais la plus grande fierté du Comité Centre et Sud réside dans l’obtention le 18 mai dernier, de l’agrément de son laboratoire pour la réalisation d’analyses officielles de certification des plants de pommes de terre. « La compétence de notre laboratoire, durement développée, est désormais largement reconnue. »

 

Point sur les récoltes 2017

 

Les récoltes ont débuté les premiers jours d’août pour se terminer fin septembre. Toutes les conditions favorables étaient réunies : structure de sol idéale pour entraîner des débits de chantiers adéquats, des températures modérées et les quelques pluies ont permis d’avoir des tubercules pas trop chauds pour la rentrée en stockage. Les rendements sont 10 à 20% plus élevés, comparés à la moyenne des rendements commerciaux des cinq dernières années. Après les inspections, seulement 3% des surfaces ont été refusées soient 31,78 hectares. Les causes de refus sont les pieds étrangers, la jambe noire, l’état cultural et les virus.

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