Aller au contenu principal

La décapitalisation change la donne à l'export

D'après les projections de l'Idele, les exportations de broutards pourraient perdre jusqu'à 19 % en 2030 sous l'effet de la décapitalisation. Une pénurie à venir qui place les éleveurs en position de force, alors que l'équilibre entre engraissement en France et export d'animaux pourrait évoluer.

D'après les projections de l'Idele, les exportations de broutards pourraient perdre jusqu'à 19 % en 2030 sous l'effet de la décapitalisation. Une pénurie à venir qui place les éleveurs en position de force, alors que l'équilibre entre engraissement en France et export d'animaux pourrait évoluer.
D'après les projections de l'Idele, les exportations de broutards pourraient perdre jusqu'à 19 % en 2030 sous l'effet de la décapitalisation. Une pénurie à venir qui place les éleveurs en position de force, alors que l'équilibre entre engraissement en France et export d'animaux pourrait évoluer.
© François d'Alteroche/Illustration

D'après une étude de l'Idele (institut technique) présentée au Sommet de l'élevage le 6 octobre, la France pourrait exporter entre 125 000 et 219 000 broutards de moins en 2030, en fonction des orientations privilégiées pour les jeunes animaux. En 2020, 45 % des veaux nés de mère allaitante ont été exportés comme broutards, quand 43 % ont été engraissés en France comme JB (jeunes bovins). Le reste est valorisé en veaux de boucherie, boeufs et reproducteurs. En conservant cet équilibre entre broutards et JB, l'Hexagone exporterait 125 000 broutards de moins (sur 1,145 million exporté en 2021). En revanche, si les opérateurs tendent à maintenir le nombre de JB engraissés en France, les exportations de broutards reculeraient de 219 000 têtes. Ces calculs sont basés sur les tendances démographiques, qui laissent apparaître une poursuite de la décapitalisation avec 483 000 vaches allaitantes de moins et 377 000 vaches laitières de moins (entre janvier 2021 et janvier 2022). Un affaissement du cheptel qui provoquera une « baisse quasi inéluctable du disponible de broutards », prévoit l'Idele.

Exportations de broutards à -10 % en 2022
En 2022, déjà, les exportations de broutards ont chuté de 10 % en un an, sur la période de janvier à août. Des volumes qui se sont maintenus en direction de l'Italie (-1 %), premier débouché français, mais qui se sont effondrés vers l'Espagne (-38 %) et les pays tiers (-25 %). Fait inédit : ce manque d'offre a empêché la traditionnelle baisse saisonnière des prix à l'automne. « Les Italiens n'ont plus la main sur les prix, alors qu'habituellement les Français ne négocient même pas les tarifs », constate Emmanuel Bernard, le président de la section bovins d'Interbev. Et de résumer : « On est train de vivre une révolution en bovins viande. »

Les plus lus

Optimisme prudent pour les producteurs de lait de Sodiaal

La section lozérienne de Sodiaal s’est réunie lundi 1er décembre au Chastel-Nouvel, pour son assemblée annuelle,…

Deux personnes portent un plat de charcuterie.
Restaurant du col de Serre : “Vivre l’endroit” pour Manon et Pascal

Le restaurant du col de Serre est à nouveau ouvert depuis début décembre. À sa tête, Manon Pissavy et Pascal Dhennin veulent s…

La région Auvergne-Rhône-Alpes subventionne les investissements dans les bâtiments d'élevage.
Plan bâtiment d'élevage en Auvergne-Rhône-Alpes : réouverture de l'appel à projet en février 2026

Les bâtiments d’élevage ainsi que leurs équipements inhérents peuvent bénéficier d'aides spécifiques dans le cadre du Feader…

Aurillac : Hadrien Passenaud ouvre son cabinet vétérinaire à La Ponétie

Originaire de Saint-Illide, salarié plusieurs années dans une clinique aurillacoise, Hadrien Passenaud a fait le choix de s’…

Deux nouvelles attaques de loup dans Puy-de-Dôme, 9 brebis tuées en 5 jours

Deux nouvelles attaques de loup ont eu lieu dans le Puy-de-Dôme le 7 janvier à Aydat et 5 jours plus tard sur une commune du…

Un train de nuit en gare.
La CGT dénonce “une situation catastrophique” du train de nuit Aurillac-Paris

La situation du train de nuit déraille depuis le début du mois de décembre.

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière