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La course aux protéines végétales est relancée

Le ministre de l’Agriculture a présenté le 16 décembre un plan de développement des protéines végétales en France. Objectif : réduire la facture des importations de soja. Il s’agit aussi de renforcer l’autonomie fourragère des élevages sur la base de légumineuses et non de maïs fourrage complémenté de soja. Les réactions sont mitigées.

À travers ce plan, Stéphane Le Foll, le ministre de l’Agriculture souhaite notamment renforcer l’autonomie fourragère des élevages.
À travers ce plan, Stéphane Le Foll, le ministre de l’Agriculture souhaite notamment renforcer l’autonomie fourragère des élevages.
© N. Ouvrard

Depuis le grand embargo des États-Unis sur le soja en 1973, la France cherche à mettre fin à sa dépendance en matière de protéines végétales pour l’alimentation animale. Ministre après ministre, chacun, ou presque y est allé de son plan protéines. Stéphane Le Foll, le ministre de l’Agriculture a lancé, à son tour, son plan de reconquête pour ce secteur coûteux en devises. Bon an mal an, la France ne couvrirait que 60 % de ses besoins en protéines végétales. L’Europe, elle, ne couvre qu’à peine un tiers de ses besoins. Ce qui donne aussi la mesure du marché qui pourrait profiter aux productions françaises, si elles se développaient vraiment. Le plan Le Foll de reconquête protéique a-t-il une plus grande chance de réussite que ses prédécesseurs ? Il a quelques atouts supplémentaires. Il va profiter d’un budget européen conséquent. Le plan est fondé sur l’utilisation d’aides couplées rendues possibles par la nouvelle Pac : 49 millions d’euros permettront de donner des primes à l’hectare pour la production de cultures riches en protéines ; 98 millions d’euros permettront de primer les efforts des éleveurs pour assurer leur autonomie fourragère. Cette aide profitera essentiellement aux éleveurs de ruminants. Elle ira de 100 à 150 euros l’hectare et pourra être versée à des agriculteurs qui produisent des légumineuses fourragères pour un éleveur, dans le cadre d’un contrat. L’idée est d’inciter les éleveurs à produire leur propres plantes fourragères pour réduire l’achat d’aliments concentrés mais aussi, selon le ministère, « réduire les surfaces de maïs ensilage ».

La suite dans le Réveil Lozère, page 3, édition du 25 décembre 2014

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