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La consommation repart mais pas la production

En 2025, la consommation de bio est repartie à la hausse en France. Pour autant, l’agriculture bio est en recul en surface et en nombre d’exploitations en France comme en Nouvelle-Aquitaine, où la baisse est plus marquée.

Moins de producteurs, moins de surfaces

Pour la première fois l’an passé, le nombre de producteurs qui arrêtent l’agriculture bio a dépassé celui des nouveaux agriculteurs bio en France. Si de nombreux arrêts sont à imputer à des départs en retraite et à un renouvellement des générations insuffisant, près de la moitié des producteurs poursuit une activité agricole après déconversion. Les conversions restent moroses. Malgré cette tendance, la proportion des fermes bios dans l’ensemble des exploitations continue de progresser en France (+ 0,4 %). En Nouvelle-Aquitaine, le recul est moins marqué que dans le reste de l’hexagone avec un nombre de fermes bio qui passe de 8 896 à 8 627 (- 1,3 % contre 3,6 %). Si 552 nouveaux producteurs se sont engagés l’an passé, 780 sont sortis du bio. Les surfaces régionales reculent également de 4,2 %, soit une baisse de 14 240 hectares, principalement dans les filières viticulture et grandes cultures. Malgré cela, la région demeure la seconde productrice de bio en France. À l’échelle nationale, la réduction des surfaces n’est que de 1,1 %. Les conversions en grandes cultures semblent toutefois reprendre en 2026, tout comme celles en production de légumes.

Une consommation en hausse

La consommation de produits bio par les ménages augmente de 3,6 % en 2025. Tous les secteurs de distribution sont concernés mais les magasins spécialisés connaissent une forte progression (+ 8,6 %) et représentent 30 % des ventes. La vente directe représente pour sa part 14 % des achats de bio.

Globalement, la part de bio dans les achats alimentaires reste stable à 5,8 %. Du côté des produits, ce sont les fruits et légumes, les produits d’épicerie et boissons qui tirent la croissance. Les œufs sont aussi plébiscités.

À l’instar de la production conventionnelle, la production bovin viande bio régresse et ce depuis 3 ans. Les cheptels ovins, caprins et surtout porcins reculent également.

Pour la Chambre régionale d’agriculture, cette reprise de la consommation est un « signal encourageant ».

Pour transformer l’essai, il sera « essentiel de soutenir les producteurs par des aides ciblées, d’accompagner le développement des filières biologiques et de poursuivre les efforts engagés en faveur de la consommation de produits bio, locaux et français. »

P. Dumont

 

 

Rédaction Réussir

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