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FDSEA/JA
La conjoncture favorable laisse espérer un prix de base de 370 à 380 EUR/1 000 l

La section laitière de la FDSEA et le groupe lait JA étaient réunis le 18 février pour faire le point sur la conjoncture actuelle.

La section lait de la FDSEA et le groupe lait JA réunis le 18 février au Puy.
La section lait de la FDSEA et le groupe lait JA réunis le 18 février au Puy.
© HLP

Présidée par Yannick Fialip, la section laitière de la FDSEA et le groupe Lait JA étaient réunis mardi 18 février au Puy en Velay pour faire le point sur la conjoncture actuelle ; une conjoncture «positive» sur la plan mondial comme européen, avec de grosses exportations vers l'Asie en beurre et poudre, et vers la Russie en fromages.
Et ce contexte favorable a contribué à faire remonter le prix du lait et ce depuis 1 an, même si «la France reste à la traîne» comme l'explique le président. Il prend l'exemple de l'Allemagne qui a appliqué «en 2013 un prix supérieur de 20 euros/1000 l, alors que les deux pays sont sur le même marché».
Et ce retard a pourtant été en partie comblé grâce à la mobilisation des éleveurs qui ont fait pression à la fois sur les entreprises et sur la grande distribution avec l'appui d'un médiateur qui avait annoncé une hausse de 25 EUR au minimum en 2013, et ce pour arriver à couvrir l'augmentation des charges et pour être en adéquation avec le marché.

Jeu entre entreprises et grande distribution !
«Aujourd'hui, souligne Yannick Fialip, on se pose des questions sur la capacité des entreprises françaises à répercuter ces hausses de prix auprès de la grande distribution, qui, sous couvert d'un pouvoir d'achat en berne chez le consommateur, est peu encline à passer ces hausses. Alors certes, le lait de consommation a augmenté un peu, mais les éleveurs ont constaté des promotions sur des marques entreprises (Lactel, Candia, Président) qui laissent interrogatifs, ces produits étant moins chers que les plus bas prix...»
Au vu de la conjoncture actuelle donc, les responsables syndicaux visent un prix de base moyen de 370 à 380 EUR/1 000 l pour 2014. «Ce prix plus porteur doit permettre aux exploitants de refaire leur trésorerie souvent mise à mal, de réinvestir pour moderniser leurs bâtiments ou leurs outils de travail, et enfin d'atténuer les hausses des charges». Le président insiste sur ces hausses de charges qui touchent l'ensemble des services sur les exploitations (réparations de matériels, frais vétérinaires, primes d'assurances...) et qui atteignent des sommets.
Yannick Fialip souligne avec satisfaction que les producteurs de Haute-Loire continuent à investir et qu'ils ont pu ainsi développer leur production. Depuis la mise en place du bassin laitier Auvergne-Limousin, les volumes produits en Haute-Loire ont augmenté de 10 % passant de 380 à 420 millions de litres en 3 ans. C'est un signe de dynamisme sur lequel le syndicalisme entend bien continuer à surfer.
Et l'application de la réforme de la PAC qui apporte un réel soutien à l'élevage et en particulier l'élevage en montagne, est un autre signe positif sur la production laitière.


Suzanne Marion

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