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La compétence valorisée

La FDSEA qui siège à la commission mixte tient à rappeler quelques avancées en faveur des salariés agricoles.

En conférence de presse, le 1er août : L. Usse (FRSEA), J.-M. Fabre et G. Clavel (section employeurs de la FDSEA).
En conférence de presse, le 1er août : L. Usse (FRSEA), J.-M. Fabre et G. Clavel (section employeurs de la FDSEA).
© R. Saint-André
La commission est paritaire. Autant d’employeurs que de salariés. C’est autour de cette table que sont discutés les amendements et avenants à la convention collective qui régit le salariat agricole. Mais lors de la dernière réunion, la CGT a quitté prématurément la table, avant de remettre en cause la dernière révision des textes, lors d’une conférence de presse (voir notre édition du 18 juillet). La section employeurs de main d’œuvre de la FDSEA a tenu à rappeler qu’après discussions - parfois âpres - avec d’autres forces syndicales, des avancées significatives étaient enregistrées.

Le contenu de la convention collective

 

Son président, Jean-Marie Fabre, liste notamment la complémentaire santé applicable depuis 2010 (et partiellement prise en charge par l’employeur) ; l’accord prévoyance qui permet d’indemniser les salariés en cas d’incapacité temporaire ou permanente de travail (y compris invalidité et décès) ; la classification des emplois pour valoriser la qualification et les compétences (grilles de salaires minimum par catégories) ; maintenir une ouverture de grille sur les minimas, malgré un climat défavorable... Autant d’arguments qui lui font dire que les critiques virulentes de l’Union syndicale régionale agroalimentaire et forestière de la CGT sont “infondées”. Les employeurs, en agriculture comme dans bien d’autres secteurs professionnels (restauration, mécanique), savent qu’ils ont intérêt à rendre leurs métiers attractifs pour faire face à une pénurie. “Les conditions de travail s’améliorent sensiblement, avec des demandes plus précises répondant souvent à des formations spécialisées”, remarque Gilles Clavel de la section des employeurs de main d’œuvre. Côté rémunération, la convention collective prévoit des salaires supérieur au Smic, mais forcément “dans la limite de ce que les exploitations peuvent supporter”, souligne Jean-Marie Fabre. “Car prenons garde de ne pas arriver à une récession de l’offre d’emploi si, en raison d’une méconnaissance de la réalité économique des exploitation, les niveaux de rémunérations étaient mal analysés”, prévient-il. “Parallèlement, les groupements d’employeurs s’avèrent une solution pour sécuriser les emplois et favoriser les plein-temps”, ajoute Laurent Usse, chargé de mission à la FRSEA Massif-central. Enfin, il apparaît aux yeux des employeurs comme normal et logique qu’un salarié qui change d’orientation prévienne le chef d’exploitation 15 jours avant son départ, le temps que celui-ci se retourne et trouve le cas échéant une solution alternative.

 

 

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

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