La Commission européenne tente de défendre son Green deal

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Frans Timmermans, le vice-président de la Commission européenne. Crédits : © EC - Audiovisual Service - Christophe Licoppe

« Ce serait une erreur historique de dire que le conflit en Ukraine doit enterrer le Green deal. Au contraire, cela doit nous permettre d'être indépendant énergétiquement de Poutine », a affirmé Frans Timmermans, le vice-président de la Commission européenne en charge du Green deal lors de son intervention devant la commission de l'Environnement du Parlement européen le 7 mars. En ce qui concerne l'agriculture, alors que les ministres des Vingt-sept ont demandé à Bruxelles de mettre en pause les nouveaux objectifs environnementaux, Frans Timmermans s'est également montré très ferme : « S'il vous plaît, ne croyez pas à l'illusion qu'on aiderait le secteur en renonçant à la stratégie De la ferme à la table. Cette crise nous montre, au contraire, que nous avons besoin de réduire notre dépendance aux engrais. La stratégie De la ferme à la table est une part de la réponse et non du problème ». Lors de la réunion des experts des États membres du comité spécial Agriculture, le 7 mars, plusieurs délégations ont une nouvelle fois exprimé des doutes quant à la possibilité d'atteindre les objectifs du Green deal au motif que ces objectifs ambitieux pourraient nuire davantage à la capacité de l'UE à produire des denrées alimentaires. « Nous ne pouvons pas négliger une crise (climatique ou d'extinction de la biodiversité, NDLR) pour en résoudre une autre », répond Frans Timmermans.

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