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La Chine sanctuarise ses stocks de grains

Depuis plusieurs années, la Chine stocke en permanence 475 millions de tonnes de céréales alors que sa production est chaque année déficitaire. Elle en importe donc plusieurs dizaines de millions de tonnes, notamment du Brésil et d’Australie, pour maintenir ses stocks à niveau constant tout en les renouvelant.

Depuis plusieurs années, la Chine stocke en permanence 475 millions de tonnes de céréales alors que sa production est chaque année déficitaire. Elle en importe donc plusieurs dizaines de millions de tonnes, notamment du Brésil et d’Australie, pour maintenir ses stocks à niveau constant tout en les renouvelant.
Depuis plusieurs années, la Chine stocke en permanence 475 millions de tonnes de céréales alors que sa production est chaque année déficitaire. Elle en importe donc plusieurs dizaines de millions de tonnes, notamment du Brésil et d’Australie, pour maintenir ses stocks à niveau constant tout en les renouvelant.
© JC Gutner/Illustration

En 2023-2024, la Chine produirait 426 millions de tonnes (Mt) de céréales alors qu’elle en consommerait 479 millions de tonnes, selon le ministère de l’Agriculture des États-Unis (USDA). Premier importateur au monde de grains, elle en achèterait quasiment 50 millions de tonnes. Elle maintiendrait ainsi ses stocks de fin de campagne (312 millions de tonnes) à leur niveau du mois de juin dernier, à quelques millions de tonnes près. Ces derniers seraient alors équivalents à 65 % de la consommation annuelle chinoise de grains. Quelle que soit la conjoncture des marchés des céréales, la Chine en importe pour préserver et renouveler ses stocks. Si, en 2022-2023, l’empire du Milieu avait renoncé à une partie de ses achats, les marchés se seraient même détendus, pour le bonheur de l’ensemble des pays émergents et en développement structurellement importateurs de céréales. Mais se constituer des stocks pléthoriques de riz, de blé et de maïs est un des axes de la politique de sécurité et de souveraineté alimentaire de la Chine. Et elle n’y a jamais dérogé. Au 20e siècle, les années de grande famine sont encore dans toutes les mémoires.

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