Aller au contenu principal

La chasse aux butyriques

Le comité interprofessionnel laitier (CIL) de Lozère organise le challenge qualité du lait du mercredi 25 au vendredi 27 novembre. L’an passé, c’étaient les mammites. Cette année, place aux butyriques. Face à cette problématique, Roland Valentin, éleveur laitier à Prunières évoque sa gestion d’élevage.

© Sandra Hartmann

Roland est en Gaec avec son papa Serge : 55 Montbéliardes, 45 génisses avec des vêlages à 24 mois, 580 900 litres de contrat laitier, « qui ne sont pas faits », souligne-t-il. Il faut ajouter un atelier ovin viande en BMC, « nous sommes en sélection et avons environ 200 mères ». L’exploitation dispose de 150 hectares de SAU : 10 sont en triticales et en orges d’hiver, 60 en prairies artificielles. « Des prairies naturelles, en fauche ou en pâtures constituent le reste. » C’est sur l’activité laitière du Gaec Avenir que nous allons concentrer notre attention. La salle de traite est en épi équipée en deux fois quatre avec compteurs et décrochage. La moyenne contrôle laitier est de 8 037 kilos de lait par vache et par an (32,5 de TP et 40,1 de TB). Tout est livré chez Sodiaal, avec pour 2014, un prix moyen payé à 380 euros les 1 000 litres. Les laiteries sont vigilantes sur la qualité du lait, effectuant des batteries de test. D’où l’importance de tendre vers une qualité irréprochable. Un agriculteur reste exposé aux problématiques sanitaires, une bonne conduite de troupeau permet de passer outre ou de les circonscrire. En termes de conseils techniques ou d’accompagnement, il y a l’appui des techniciens de la chambre d’agriculture de Lozère : Franck Villevieille suit l’élevage de bovins lait du Gaec. Il y a aussi les journées techniques organisées par le CIL. Cette année, elles portent sur les butyriques dans le lait. Quid des butyriques dans le lait ? « Ce sont des champignons présents dans la terre. Rien n’en vient à bout », détaille Franck. Pourtant, des choses sont possibles pour éviter que ces bactéries naturellement présentes dans la terre ne viennent vous pourrir la vie. Car la maîtrise des spores butyriques est un critère important dans les lignes constituant la paye de lait. Elle reflète l’hygiène globale des pratiques d’élevage, de la récolte des fourrages, de leur conservation, de l’hygiène à la traite en passant par le bâtiment. Dans un souci de simplification, disons qu’il y a quatre critères de classement butyriques allant de A à D exprimés en spores par litre. A, vous êtes bons, votre laiterie vous donne un plus à la fin du mois ; B, vous restez bons mais n’avez pas de rallonge. C ou D, vous êtes dans le rouge, il faut vous poser des questions. « Forcément, en tant que technicien, mon objectif est qu’un maximum d’éleveurs soit en classe A, voire en A plus. »

La suite dans le Réveil Lozère, page 4, édition du 29 octobre 2015.

En pratique
Le challenge qualité du lait se tient du mercredi 25 au jeudi 27 novembre dans trois secteurs du département : Grandieu, Chirac et Terme avec des visites d’élevages (10 h). Mercredi 25 au Gaec des Fraisiers à Grandieu, jeudi 26 au Gaec de la Fagette à la Fage-Saint-Julien, vendredi 26 au Gaec de Fabrèges à Chirac. Le Lial d’Aurillac fera des analyses de fourrages. Jean-Marc Gauthier, de l’Idele et Mélanie Massebeuf, de la chambre d’agriculture apporteront leurs regards techniques. Renseignements au 04 66 65 08 60.

Les plus lus

FDSEA, JA et Chambre d’agriculture claquent la porte de la CDOA de la Creuse

Face à un plan CASI jugé « médiocre, hors sol et totalement à côté de la plaque », les représentants de la FDSEA,…

Sylvain Ytournel, président de l'association des lieutenants de louveterie du Puy-de-Dôme
Chasse : « Le rôle du louvetier a beaucoup évolué »

Louvetier depuis 2010 et président de l’association départementale depuis 2020, Sylvain Ytournel est aussi éleveur laitier à…

deux personnes devant des vaches.
vente animaux gras Elvéa : record de prix pour la dixième édition

Vendredi 11 septembre, la génisse aubrac sacrée Miss Saint-Flour a atteint le prix de 14,10 € le kg. En dix éditions, c’est la…

jeune agriculteur qui marche dans une prairie entre des vaches de race salers
De salarié à exploitant : l’installation de Pierre-Baptiste Bioulac

À 29 ans, l’ancien ouvrier agricole assume désormais seul la conduite de la ferme où il a pu s’installer avec enthousiasme,…

IFPP : 465 offres d'apprentissage à pourvoir sur le Cantal et alentours

ALTERNANCE - L’Institut de formation professionnelle et permanente d’Aurillac propose 34 formations qualifiantes ou…

Quand l’agriculteur devient aussi acteur de la régulation des espèces nuisibles

À 28 ans, Nicolas Chatard vient d’obtenir son permis de chasser. Installé depuis 2018 dans le Puy-de-Dôme, le jeune…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière