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« La charte de bon voisinage et du bien vivre en Creuse » consultable en ligne

Une consultation publique vient d’être lancée. Le président de la FDSEA Thierry Jamot vous invite à en prendre connaissance et à donner votre avis.

© JG

« C’est un état d’esprit que l’on veut montrer ! Celui qui consiste à communiquer et trouver de bons compromis », le ton est donné. Depuis l’arrêté du 27 décembre 2019 relatif aux mesures de protection des personnes lors de l’utilisation de produits phytosanitaires et faisant suite aux mesures introduites par la loi EGAlim, des distances minimales à respecter sont fixées entre les zones de traitement et les zones d’habitation. Ces dernières varient de 20 mètres pour les substances les plus préoccupantes à 5 mètres pour les cultures basses comme le colza, les céréales, les prairies etc…
Des distances qui, en septembre dernier, apparaissaient aux yeux de Christiane Lambert comme étant plus raisonnables que ce qui avait été envisagé. Lors d’une conférence de presse à Romillé (Ille-et-Vilaine), la présidente de la FNSEA a déclarée être satisfaite « de voir que ce n’est pas les 150 mètres » qui ont été retenus par le Gouvernement. Des compromis sur les distances d’épandages qui avaient pu être mis sur la table grâce au projet d’élaboration de chartes d’engagements départementaux.  
Christian Durlin, administrateur de la FNSEA, expliquait alors à ce sujet que « les discussions doivent se faire autour de chartes de bon voisinage dans les territoires, il y a un réel problème de dialogue sur le sujet des produits phytosanitaires, au niveau local nous avons l’opportunité de dialoguer et de rappeler que des dispositifs de sécurité existent déjà et nous pouvons les compléter avec des engagements adaptés aux territoires et aux productions ».
Des propos qui des mois après avoir commencé le travail sur cette charte en Creuse, trouvent écho dans la volonté des agriculteurs de mieux communiquer sur leur profession. « Notre cœur de métier doit être mieux expliquer aux riverains qui ne connaissent pas nos pratiques ni les techniques » explicite Christian Arvis, secrétaire général de la FDSEA de la Creuse.
En Creuse, la charte de bon voisinage et du bien vivre est un travail que les syndicats prennent à cœur et sur laquelle ils collaborent pour fournir un contenu final des plus adaptés. « On ne va pas contre la nature, au contraire, on essaye de s’adapter en étant au plus proche des ses exigences et des moyens que l’on a ».
Conformément au décret sur les mesures de protection des personnes lors de l’utilisation de produits phytopharmaceutiques à proximité des zones d’habitation, ces distances de sécurité peuvent être réduites sous plusieurs conditions : la charte doit être approuvée par Madame La Préfète, notamment sous réserve d’utilisation de matériel permettant de réduire la dérive, ou l’exposition à la dérive d’au moins 66 % par rapport aux conditions normales d’application (buses anti dérive pour les applications en grande culture). Les agriculteurs qui adhérent à cette charte (qui utilisent des buses antidérive agréées) peuvent alors bénéficier d’une baisse des distances pour l’arboriculture, ainsi que pour les autres cultures.
Cette charte est dès aujourd’hui soumise à une phase de concertation publique avant d’être présentée à Madame la préfète. Le but de cette concertation est de recueillir un maximum d’avis de l’ensemble de la population, de la profession agricole et des acteurs du territoires afin de mieux cibler les grandes lignes d’entente. Thierry Jamot, président de la FDSEA 23 invite « les agriculteurs à prendre part de façon positive à la consultation publique qui s’étend du 22 avril au 22 mai et de s’identifier à cette charte ».
La Charte du bon voisinage et du bien vivre ensemble en Creuse élaborée conjointement par la FDSEA, Les JA et la Chambre d’Agriculture est actuellement consultable sur le site internet de la Chambre d’Agriculture de la Creuse (creuse.chambre-agriculture.fr) jusqu’au 22 mai midi.

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