La Chambre d’agriculture de l'Allier mobilisée face à la sécheresse et tournée vers l’avenir
Réuni le 11 septembre à Moulins sous la présidence de Christophe Jardoux, le Bureau de la Chambre d’agriculture de l’Allier a largement consacré ses travaux aux conséquences de la sécheresse et aux réponses à apporter aux exploitations agricoles.
Réuni le 11 septembre à Moulins sous la présidence de Christophe Jardoux, le Bureau de la Chambre d’agriculture de l’Allier a largement consacré ses travaux aux conséquences de la sécheresse et aux réponses à apporter aux exploitations agricoles.
Entre accompagnement d’urgence, dispositifs de soutien et mobilisation des équipes de terrain, les élus ont réaffirmé leur volonté d’être aux côtés des agriculteurs dans cette période difficile.
Cette réunion a également permis de mettre en lumière plusieurs projets structurants pour l’avenir, qu’il s’agisse du renouvellement du réseau DEPHY, de la poursuite du programme FABACEE ou encore des initiatives en faveur du renouvellement des générations.
Autant de dossiers qui traduisent l’ambition de la Chambre d’agriculture : répondre aux urgences tout en préparant les transitions de demain.
Accompagner les entreprises agricoles au quotidien
Dans un contexte marqué par un épisode de sécheresse exceptionnel, le Bureau a dressé un constat préoccupant de la situation des exploitations bourbonnaises.
L’enquête réalisée cet été auprès de plus de 800 agriculteurs met en évidence une dégradation généralisée des équilibres économiques : hausse des charges, tensions de trésorerie, besoins croissants en fourrages et inquiétudes pour les prochaines campagnes.
Les élus ont fait le point sur les dispositifs annoncés par l’État, notamment l’ISN, les dégrèvements fiscaux et le fonds de réarmement productif.
Tout en prenant acte de ces mesures, ils ont estimé qu’elles demeuraient insuffisantes au regard des difficultés rencontrées sur le terrain.
Depuis le début de l’été, la Chambre d’agriculture s’est mobilisée pour accompagner les exploitants : sensibilisation des régions céréalières pour faciliter l’approvisionnement en paille, constitution d’un réseau de négociants, mise en relation entre offres et demandes de fourrages et remontée régulière des réalités de terrain auprès des services de l’État.
Cette mobilisation se poursuivra avec la « Semaine Boost Nutrition/Fourrages », réorientée afin de répondre aux conséquences de la sécheresse.
Plusieurs centaines d’éleveurs seront contactés afin d’évaluer leurs besoins et de leur proposer un accompagnement personnalisé.
Des journées spéciales seront organisées dans les antennes locales avec, à la clé, un bilan fourrager simplifié et une analyse de fourrages pris en charge par la Chambre d’agriculture.
Les situations les plus sensibles pourront ensuite bénéficier d’un accompagnement approfondi sur l’alimentation des troupeaux.
Au-delà de la gestion de crise, cette démarche illustre la volonté de l’établissement consulaire d’apporter des réponses concrètes, de proximité et adaptées aux besoins des exploitations.
Créer de la valeur dans les filières et les territoires
Les élus ont également consacré une large part de leurs échanges aux projets destinés à renforcer la résilience des exploitations et à préparer l’avenir.
Le renouvellement du réseau DEPHY constitue l’un des dossiers majeurs.
Depuis plus de quinze ans, ce dispositif accompagne des agriculteurs volontaires dans la réduction de l’usage des produits phytosanitaires tout en maintenant les performances technico-économiques de leurs exploitations.
La Chambre d’agriculture souhaite poursuivre son engagement et recherche de nouveaux participants afin de constituer un groupe d’une quinzaine d’exploitations prêtes à tester de nouvelles pratiques et à partager leurs résultats.
Le Bureau a également pris connaissance de l’avancement du programme FABACEE, qui vise à réduire durablement les charges énergétiques des exploitations.
Deux groupes pilotes, en élevage et en irrigation, expérimentent différentes pistes : optimisation de l’irrigation, réduction des intrants, autonomie alimentaire, nouvelles solutions pour les litières ou encore réflexion sur l’électrification des matériels.
L’objectif est de renforcer à la fois l’autonomie, la compétitivité et la résilience des exploitations.
Les premiers résultats seront présentés lors de rendez-vous techniques au printemps prochain.
Enfin, la Chambre d’agriculture a confirmé son implication dans le projet Herb’Avenir Massif central.
Cette initiative vise à promouvoir les métiers de l’élevage herbager, valoriser les parcours professionnels et susciter de nouvelles vocations auprès des jeunes.
Interventions dans les établissements scolaires, forums emploi et actions de communication doivent contribuer au renouvellement des générations agricoles.
La Chambre d’agriculture, un interlocuteur central
Les travaux du Bureau ont également mis en lumière le rôle central joué par la Chambre d’agriculture dans l’animation des territoires et la coordination des acteurs du monde agricole.
L’organisation de la Journée Eau, prévue le 2 octobre à Cressanges, en constitue une illustration.
Dédiée aux enjeux du stockage de l’eau et de l’irrigation, cette rencontre réunira agriculteurs, experts, partenaires institutionnels et responsables professionnels autour d’un sujet devenu stratégique pour l’agriculture bourbonnaise.
Conférences, table ronde et démonstrations techniques permettront d’aborder les dimensions réglementaires, économiques et techniques de la gestion de la ressource.
Le Bureau a également évoqué le déploiement de la cellule Réagir dans l’Allier.
Cette démarche vise à détecter plus précocement les situations de fragilité dans les exploitations grâce à une mobilisation coordonnée des partenaires concernés.
L’objectif est de faciliter l’identification des agriculteurs en difficulté et de leur apporter un accompagnement adapté.
Enfin, les élus ont examiné les évolutions relatives à l’identification bovine et à l’expédition des passeports.
Ils ont donné un avis favorable de principe à l’intégration du dispositif national mutualisé d’envoi des documents, sous réserve que les conditions économiques et la qualité du service répondent aux attentes des éleveurs.
À travers l’ensemble de ces dossiers, le Bureau du 11 septembre a réaffirmé une orientation claire : accompagner les exploitations face aux difficultés immédiates tout en préparant les transitions nécessaires à leur avenir.
Gestion de crise, innovation, renouvellement des générations et adaptation au changement climatique demeurent au cœur de l’action portée par la Chambre d’agriculture de l’Allier au service des agriculteurs et des territoires.
Par ailleurs, les élus ont salué le parcours d’Aurélie Mallet, qui rejoindra le SIDAM-COPAMAC en octobre.
Pendant plus de quinze ans, elle a mis son expertise et son engagement au service du développement de l’agriculture bourbonnaise.
À la tête du service Entreprise, elle a accompagné de nombreux projets, contribué à l’installation de nouveaux agriculteurs et participé au dynamisme du territoire.
Le Bureau lui a adressé ses sincères remerciements pour le travail accompli et ses meilleurs vœux de réussite dans ses nouvelles fonctions au sein du réseau des Chambres d’agriculture du Massif Central.
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