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Campagnol
La bromadiolone bannie dès le 20 décembre 2020

Par voie de communiqué, la Draaf Auvergne Rhône-Alpes confirme deux évolutions réglementaires majeures dans la lutte contre le campagnol terrestre : l’arrêt de l’utilisation du Super Caïd (bromadiolone), et l’autorisation du Ratron GW par application manuelle.

 

Ravage de campagnols terrestres dans les prairies
La pression des campagnols terrestres est encore très élevée dans certains secteurs, en Haute-Loire notamment.
© FDGDON

L’emploi de Super Caïd appâts bleu, rodenticide professionnel à base de bromadiolone utilisé comme moyen complémentaire de lutte contre les campagnols dans les conditions prévues par l’arrêté interministériel du 14/05/2014, ne sera bientôt plus autorisé. Une notification de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) précise que les données fournies par la société productrice LIPHATEC SAS ne permettent pas d’exclure « un risque inacceptable pour les organismes aquatiques, pour les vertébrés terrestres, et de contamination terrestre ». L’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM)
n° 9800526 de cette spécialité a été retirée à compter du 21/02/2020 mais des délais complémentaires ont été accordés : jusqu’au 20/08/2020 pour la distribution et jusqu’au 20/12/2020 pour l’utilisation. Passé cette date, le Super Caïd appâts bleu sera considéré comme un Produit Phytopharmaceutique Non Utilisable (PPNU), qu’il faudra éliminer auprès d’organismes autorisés. Dès à présent il est donc recommandé aux agriculteurs de gérer au plus juste leurs stocks, sachant que les échanges entre agriculteurs ne sont pas autorisés.

Quelle alternative ?

Pour ne pas laisser les agriculteurs dans une impasse, à l’heure où la pullulation des campagnols reprend de plus belle dans certains secteurs, la DRAAF rappelle que «le produit Ratron GW Il est autorisé par l’ANSES dans la lutte contre le campagnol depuis le 15 septembre 2017». Il se présente sous forme d’appâts secs enrobés de phosphure de zinc. Le campagnol ingère les appâts empoisonnés qui, au contact des sucs gastriques de l’estomac, dégagent de la phosphine qui tue rapidement le rongeur. Ce produit est non bioaccumulable et a un risque limité pour l’environnement s’il est bien enfoui. Ce produit est très toxique : les applicateurs doivent impérativement porter le matériel de sécurité adéquat lors de la manipulation (gants en nitrile et combinaison de travail). Il est autorisé uniquement pour des applications manuelles dans les trous des rongeurs, avec une dose d’emploi limitée à 5 grains par trou. Dose maximale :
2 kg/ha/an L’utilisation de charrues distributrices de grains est formellement interdite. Le non-respect des conditions d’emploi (défaut d’enfouissement) conduit à des risques d’intoxication primaire (via la consommation de l’appât lui-même) de la faune sauvage, des animaux domestiques, voire des enfants. « Tout usage en dehors des conditions de l’AMM engage la responsabilité pénale de l’applicateur, ainsi que sa responsabilité civile en cas d’accident. La survenue d’une intoxication pourrait également avoir pour conséquence l’arrêt de la commercialisation du produit », prévient la DRAAF.  

 

      

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