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La besnoitiose, une maladie émergente

La besnoitiose est due à un parasite microscopique du groupe des coccidies transmis de bovin à bovin par des piqûres d’insectes (taons, stomoxes, etc.).

La maladie peut entrer dans une phase chronique caractérisée par la présence de kystes parasitaires notamment sous le derme et la sclère de l’animal.
La maladie peut entrer dans une phase chronique caractérisée par la présence de kystes parasitaires notamment sous le derme et la sclère de l’animal.
© GDS Aquitaine

À ce jour, la situation épidémiologique de la Lozère est mal connue. Une quinzaine d’élevages a été recensée. D’après les observations et les tests effectués, une certaine immunité semble s’installer, avec toutefois des phases cliniques aïgues (contacter votre vétérinaire le cas échéant). Seul un traitement dans les tous premiers jours (phase fébrile) par de fortes doses de sulfamides peut agir. Le bovin traité peut reprendre du poids, vêler normalement ou être engraissé pour être commercialisé car la viande est consommable. Attention : traités et guéris en apparence, les animaux restent porteurs à vie du parasite. Ils constituent un réservoir de contagion pour le troupeau et doivent être éliminés. La contamination ne se traduit pas toujours par l’apparition de la maladie. Les animaux porteurs et contagieux, majoritaires dans les troupeaux infestés, ne peuvent souvent être détectés que par sérologie individuelle. Aucun vaccin n’existe à ce jour en France pour lutter contre cette maladie. Repérer les symptômes comportementaux des animaux et les premiers signes cliniques est essentiel pour réagir vite. L’insecte est le principal vecteur, la contamination se fait surtout en été (de juin à septembre). La contamination en bâtiment est également possible : mouches piqueuses, aiguilles, etc. La besnoitiose touche tous les bovins, peu importe les races et de manière plus importante les jeunes à partir d’un an et les mâles (qui peuvent devenir stériles). Les bovins de moins d’un an ne sont presque jamais malades, mais ils sont réceptifs et entretiennent donc la maladie.

La suite dans le Réveil Lozère, page 10, édition du 22 janvier 2015.

En cas de doute

Isoler les animaux suspects et réaliser des prélèvements pour confirmer le diagnostic. Contacter le GDS de la Lozère au : 04 66 49 01 56 ou votre vétérinaire habituel.

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