Aller au contenu principal

Sanitaire
La besnoitiose gagne du terrain, dépistez-là !

"La Besnoitiose bovine : quelle stratégie pour la Haute-Loire ?" était le thème de l'assemblée générale du GDS de Haute-Loire  le 18 mars à St Christophe sur Dolaizon.

Pour l'éleveur et associé du Gaec Quayrel- Sabatier, Alexandre Sabatier, et son vétérinaire Olivier Pelletrat, la besnoitiose est une maladie qu'il faut prendre au sérieux.
Pour l'éleveur et associé du Gaec Quayrel- Sabatier, Alexandre Sabatier, et son vétérinaire Olivier Pelletrat, la besnoitiose est une maladie qu'il faut prendre au sérieux.
© © HLP

Pour évoquer le sujet de la besnoitiose bovine, le GDS avait invité un éleveur, Alexandre Sabatier associé du Gaec Quayrel-Sabatier à Mercoeur dont le troupeau a été durement touché par la maladie, et son vétérinaire Olivier Pelletrat.
Le témoignage de l'éleveur montre que cette maladie doit vraiment être prise au sérieux et à temps. C'est suite à plusieurs avortements sur le Gaec que les associés se rendent compte que plusieurs vaches de leur troupeau sont positives (suite à des prises de sang). "Au départ, nous avons fait le choix de ne plus rechercher la présence de cette maladie dans notre troupeau. Les vaches ont commencé à être victimes de sensibilité à la mamelle. Puis sont apparus des œdèmes au genoux, au jarret... Les vaches ont alors eu des difficultés à se lever. Au dernier stade, les plus atteintes avaient la peau d'éléphant. Si nos génisses, situées dans un autre lieu, n'ont jamais été atteintes, au total, nous avons comptabilisé 110 vaches positives sur 2 ans dont 15 qui ont déclaré des symptômes graves et 3 mortes. Par chance, nos génisses étaient négatives, sinon je crois que je ne serais plus éleveur aujourd'hui...". Pour régler ce problème sanitaire, le Gaec a fait appel au GDS 43 qui a mis en place un plan d'assainissement sur 3 ans et qui comprend la prise en charge d'une partie des frais vétérinaires. "Ce plan a finalement permis de régler le problème en 2 ans "indique l'éleveur qui alerte sur le caractère silencieux de la maladie.
Son vétérinaire, qui a constaté un autre cas dans un élevage de 60 montbéliardes à Champagnac-le-Vieux avec un taux de 90% de positivité et dont la totalité du cheptel a été vendu pour être reconstitué, a livré quelques informations sur la maladie. "La besnoitiose se propage au moyen de vecteurs que sont les insectes (mouches, taons...) lorsqu'ils piquent les animaux et lors de soins comme la vaccination, vermifugation.. sans changement d'aiguille. La maladie comprend 3 phases : la fébrilité (1 à 10 jours), l'oedème (1 à 3 semaines) et l'épilation ou peau d'éléphant qui peut conduire à la mort de la vache".
Pour le vétérinaire, cette maladie doit être dépistée et de manière collective " car lorsqu'un foyer est détecté, en général, ce sont plusieurs cheptels qui sont touchés". C'est justement dans cette optique que le GDS 43 a mis en place, il y a deux ans, une prophylaxie pour la besnoitiose.  "Ne pas laisser faire et agir tant qu'il est encore temps" telle est la stratégie du GDS qui passe par 3 axes : maîtriser les introductions de bovins et les rassemblements (kit intro, dépistage obligatoire...) ; surveiller les élevages (2 fois par an par une analyse de lait et surveillance triennale des troupeaux allaitants) ; assainir les foyers (de façon volontaire).
La besnoitiose n'étant pas une maladie réglementée, "le GDS ne peut obliger personne à la dépister dans son cheptel. Je vous invite à échanger avec vos voisins pour éviter que vos troupeaux soient trop proches" a indiqué Julien Bachellerie. Pour Cédric Sanial, trésorier du GDS " chacun doit se responsabiliser pour éviter que cette maladie ne nous gagne".
 

Les plus lus

Optimisme prudent pour les producteurs de lait de Sodiaal

La section lozérienne de Sodiaal s’est réunie lundi 1er décembre au Chastel-Nouvel, pour son assemblée annuelle,…

Deux personnes portent un plat de charcuterie.
Restaurant du col de Serre : “Vivre l’endroit” pour Manon et Pascal

Le restaurant du col de Serre est à nouveau ouvert depuis début décembre. À sa tête, Manon Pissavy et Pascal Dhennin veulent s…

Aurillac : Hadrien Passenaud ouvre son cabinet vétérinaire à La Ponétie

Originaire de Saint-Illide, salarié plusieurs années dans une clinique aurillacoise, Hadrien Passenaud a fait le choix de s’…

La région Auvergne-Rhône-Alpes subventionne les investissements dans les bâtiments d'élevage.
Plan bâtiment d'élevage en Auvergne-Rhône-Alpes : réouverture de l'appel à projet en février 2026

Les bâtiments d’élevage ainsi que leurs équipements inhérents peuvent bénéficier d'aides spécifiques dans le cadre du Feader…

Deux nouvelles attaques de loup dans Puy-de-Dôme, 9 brebis tuées en 5 jours

Deux nouvelles attaques de loup ont eu lieu dans le Puy-de-Dôme le 7 janvier à Aydat et 5 jours plus tard sur une commune du…

Un train de nuit en gare.
La CGT dénonce “une situation catastrophique” du train de nuit Aurillac-Paris

La situation du train de nuit déraille depuis le début du mois de décembre.

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière