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À la Bazalgette, les agriculteurs s’inquiètent d’un changement de régime pour les biens sectionnaux

Au lieu-dit la Bazalgette, commune de Saint-Étienne-du-Valdonnez, la colère gronde parmi les agriculteurs installés là. Une partie des biens sectionnaux pourrait passer sous régime forestier si une entente n’est pas rapidement trouvée. Le préfet de Lozère, Philippe Castanet, accompagné d’Agnès Delsol, directrice de la DDT, s’est rendu sur place vendredi 28 avril, en présence du président de la FDSEA, Jean-François Maurin.

Au lieu-dit la Bazalgette, commune de Saint-Étienne-du-Valdonnez, la colère gronde parmi les agriculteurs installés là. Une partie des biens sectionnaux pourrait passer sous régime forestier si une entente n’est pas rapidement trouvée. Le préfet de Lozère, Philippe Castanet, accompagné d’Agnès Delsol, directrice de la DDT, s’est rendu sur place vendredi 28 avril, en présence du président de la FDSEA, Jean-François Maurin.
Au lieu-dit la Bazalgette, commune de Saint-Étienne-du-Valdonnez, la colère gronde parmi les agriculteurs installés là. Une partie des biens sectionnaux pourrait passer sous régime forestier si une entente n’est pas rapidement trouvée. Le préfet de Lozère, Philippe Castanet, accompagné d’Agnès Delsol, directrice de la DDT, s’est rendu sur place vendredi 28 avril, en présence du président de la FDSEA, Jean-François Maurin.
© Marion Ghibaudo

Dans ce petit lieu-dit où se côtoient agriculteurs et habitants sur la route d’Ispagnac, l’endroit semble être idéal pour installer une exploitation. Et encourager de jeunes agriculteurs à y construire leur rêve. C’est en tout cas ce que se sont dit Dorian Boiral et Marie Christophe, associés au sein du Gaec du Roucal, dans une exploitation qui élève 200 chèvres laitières en bio (livré au groupement Lait bio en Gévaudan) et une douzaine de vaches à viande Aubrac. Et ce qui avait pourtant bien commencé a rapidement tourné au cauchemar : « on s’est installé en janvier 2021, et les problèmes ont commencé dès le début », explique Marie Christophe. À leur installation, les deux agriculteurs se voient attribuer une part de sectionnaux de 148 hectares*. « On a souhaité, pour exploiter ces sectionnaux au mieux, les nettoyer : des éclaircies, du gyrobroyage, etc. », détaille Dorian Boiral. Ces biens qui sont attribués aux deux jeunes agriculteurs sont « des terres moins entretenues et c’est normal », rappelle Marie Christophe. Pour entamer ce travail de nettoyage, les deux jeunes gens déposent un dossier auprès de l’Astaf. Si tout, jusque-là, semblait pousser en leur faveur, les choses se dérèglent alors.

Dossier bloqué : « cela freine le développement de notre exploitation »
Dorian Boiral et Marie Christophe découvrent alors qu’à cause d’un diagnotic forestier réalisé par l’ONF, leur dossier est bloqué. Impossible, donc, de réaliser les travaux prévus. Et les deux agriculteurs vont de surprise en surprise, apprenant que tous les biens sectionnaux du lieu-dit, appartenant à la commune de Saint-Étienne-du-Valdonnez, sont en négociations pour que certaines parcelles passent sous le régime forestier. Régime qui empêche la mise en activité agricole des sites concernés, puisque « ce régime juridique visent à assurer la conservation et la mise en oeuvre du patrimoine forestier des collectivités territoriales, des établissements publics et de l’État ». Et la protection des forêts vient à l’encontre du pâturage en sous-bois, les caprins étant considérés comme des animaux très dangereux pour les arbres et leur régénération.

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