Aller au contenu principal

Crédit agricole
“La banque - verte - a de l’avenir à avoir un visage

En amont des assemblées générales de ses caisses locales, le Crédit agricole Centre France fait un point d’étape de son projet d’entreprise et le bilan d’une “bonne” année 2013.

André Janot et Muriel Anweiler ont affiché l’ambition de la caisse Centre France : accroître son rôle de financeur de proximité.
André Janot et Muriel Anweiler ont affiché l’ambition de la caisse Centre France : accroître son rôle de financeur de proximité.
© PO

Le bon sens en action, c’est aussi celui d’ajuster sa stratégie à l’aune de l’évolution des attentes et comportements de ses clients, quitte à faire jouer l’effet de balancier. C’est ce qu’applique depuis deux ans le Crédit agricole Centre France en relocalisant au maximum ses centres décisionnels et en redonnant un visage à son entreprise. Avec une volonté affirmée de rester ainsi fidèle à son slogan de banque de territoire. Dans le cadre de son projet d’entreprise acté en 2012, la caisse régionale - qui peut se prévaloir d’être la première de France en termes de fonds propres (lire par ailleurs) - a donc acté le maintien de cinq sites administratifs (un dans chacun des départements de son implantation, dont celui de Sistrières à Aurillac), avec chacun des champs d’expertise spécifiques : la comptabilité et les crédits à l’agriculture pour Aurillac, le traitement des prêts Agilor à Naves, le secteur assurantiel à Moulins... “Cela permet d’avoir un vrai savoir-faire et une réactivité ainsi qu’une bonne équité vis-à-vis des différents bassins d’emploi”, plaide Murielle Anweiler, directrice commerciale Cantal-Corrèze.

Le retour à une relation de proximité

Mais aussi et surtout en confortant son réseau d’agences locales “musclé” qui d’ici 2015 vont tout être rénovées : la moitié de ces 210 agences (dont une trentaine sur le Cantal) ont déjà été relookées pour un coût total qui atteindra 90 millions d’euros. Au-delà de la vitrine, ce sont aussi les responsabilités des conseillers et chefs d’agence qui ont été revisitées pour revenir à une relation de proximité et l’essentiel des appels téléphoniques sont réorientés vers les agences gestionnaires du compte du client au bout du fil. “Quatre-vingt pourcents des demandes de prêts sont décidées en agence, fait valoir André Janot, président de la caisse régionale. Et d’ici la fin de notre projet d’entreprises, 200 personnes qui travaillaient jusqu’alors dans les sites administratifs seront mis face aux clients pour assurer un service de proximité notamment pour notre clientèle professionnelle.” Cette proximité se traduit aussi en milieu rural par des solutions innovantes : les permanences assurées pour des transactions fiduciaires ont évolué au profit du confortement des “Points verts”, un réseau de plus de 80 commerçants cantaliens commissionnés auprès desquels des retraits sont possibles. Un réseau que vient compléter la “banque mobile” alias le Camion banque et ses neuf arrêts hebdomadaires auprès duquel la quasi-totalité des opérations bancaires sont réalisables et qui est devenu un interlocuteur apprécié de la clientèle rurale.

Offre plurielle

Pour autant, la banque verte ne cache pas son ambition de se développer sur les zones de son territoire les plus densément peuplées et a ouvert en ce sens quatre nouvelles agences sur le bassin du Grand Clermont. Elle est également présente sur le net via sa banque en ligne et une application “Mon compte”, même si Murielle Anweiler confirme que peu de clients sont des “purs players” et reviennent généralement en agence pour des crédits ou projets importants. 2013 a aussi vu le lancement de nouvelles offres avec un service de gestion de patrimoine et transmission “la banque privée” (à l’agence de Saint-Éloy sur Aurillac), deux contrats d’assurance vie ont été lancés à destination des professionnels en parallèle d’un prêt spécifique “Le lanceur pro” qui permet à de futurs artisans ou commerçants de bénéficier d’un taux à prêt zéro au démarrage de leur projet “comme les agriculteurs”, précise André Janot. Lequel souligne : “Nous faisons tout pour que sur ce territoire ceux qui ont l’esprit d’entreprendre puissent se lancer.”

 

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

Droits de reproduction et de diffusion réservés.

Les plus lus

La dose d’engrais azoté à apporter correspond à l’écart entre les besoins totaux et les fournitures du sol. Ici un maïs au stade 4-5 feuilles.
25 à 30 T/ha de fumier de bovins suffisent à couvrir les besoins en phosphore et potasse

Le service productions végétales de la Chambre d'agriculture de Haute-Loire fait le point sur la fertilisation de la culture…

Poulet du Bourbonnais.
Dans les coulisses de la filière avicole dans l'Allier

Première viande consommée en France depuis 2024 après le porc, la volaille s’impose à près de 32 kg par habitant chaque année…

Ludivine Lot sur son exploitation
JA 03 : une nouvelle présidence, un nouveau bureau

À l’issue des élections internes du 8 avril, les Jeunes Agriculteurs de l’Allier ont annoncé l’élection de Ludivine Lot à…

Le producteur Nicolas Vanstraceele dans son laboratoire
Nicolas Vanstraceele, le pari de la pomme de terre transformée à Créchy

À Créchy, dans le Val d’Allier, Nicolas Vanstraceele, producteur de pommes de terre et de carottes de plein champ, s’est…

La France des fermes bio de Pauline

À la force des mollets, Pauline Plaçais explore les réalités agricoles françaises et questionne notre rapport à l’alimentation…

Filière châtaigne : le Cantal accélère la structuration de sa châtaigneraie

Créé en 2025, le Syndicat des Producteurs de Châtaignes du Cantal fédère déjà plus de 50 adhérents. Soutenue par plusieurs…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière