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Journée d’actions du 7 juin, les départements d’Aquitaine, Limousin et Poitou-Charentes mobilisés

Action de la FDSEA et de JA 87 à Limoges.
Action de la FDSEA et de JA 87 à Limoges.
© JA ALPC

Répondant à l’appel  de la FNSEA, les FDSEA de la région ALPC ont manifesté le 7 juin. Blocage des préfectures et DDT(M) mais aussi rencontres avec les parlementaires, conférences de presse ou rencontre des consommateurs, la mobilisation a pris différentes formes. Leurs fils rouges : la crise qui perdure, les prix bas, la cacophonie de la PAC, la nécessité de mesures structurelles à l’échelle européenne. Henri Biès-Péré, président de la FNSEA ALPC nous en dit plus.

La région ALPC est la première région agricole de France. Toutes les productions y sont représentées, quelle est la situation des différents secteurs aujourd’hui ?
Malheureusement, la situation est la même dans tous les secteurs : les cours sont toujours au plus bas et aucune amélioration n’est en vue. Certains comme ceux des céréales sont même en baisse alors que dans le même temps, les productions animales ne parviennent pas à remonter la pente. Dans les discussions à l’échelle européenne, on ne constate pas d’empressement à instaurer plus de régulation, pour la production de lait notamment. Pendant ce temps, les trésoreries sont à sec et les factures s’accumulent.

Quelles étaient les revendications de la mobilisation du 7 juin ?
Nous voulons avant tout rappeler à l’État qu’on ne les lâche pas, ce qui a été annoncé doit être mis en place. Le fonctionnement de la PAC est incroyablement compliqué ; chaque question conduit à une procédure particulière. Nous remplissons actuellement des dossiers alors que nous ne connaissons pas les règles du jeu, concernant les surfaces d’intérêt écologique ou encore les petits troupeaux. Et ce ne sont que deux exemples ! Le calendrier a été repoussé de semaine en semaine et aujourd’hui on nous annonce une fin de paiement des aides qui auraient dû être payées en 2015 pour décembre 2016 ! Comme si la situation économique ne suffisait pas, la lenteur de l’administration pèse sur nos exploitations. Il faut aussi que le plan de soutien à l’élevage soit reconduit mais il faut surtout des mesures structurelles. L’année blanche, les allégements de cotisations sociales même si elles apportent une bouffée d’oxygène aux exploitations ne font que repousser l’échéance.

Quelles actions avez-vous menées ? Sont-elles reconductibles ?
Tous les départements se sont mobilisés. L’objectif était de sensibiliser les pouvoirs publics et les élus locaux qui sont censés surveiller la mise en œuvre des politiques publiques sur le terrain. Chacun a choisi des formes différentes : conférence de presse, rencontre, manifestation… Quant à reconduire les actions, en fait elles n’ont pas cessé depuis des mois ! À chaque occasion, nous interpellons les pouvoirs publics et il y aura bien sûr d’autres initiatives dans les semaines à venir.

Une action a également eu lieu en Creuse, vous la retrouverez dans notre prochaine édition.

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