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Jiu-jitsu brésilien : Lorenzo Contardo passe à l’attaque

Arrivé dans le Cantal pour raison professionnelle, Lorenzo Contardo s’est installé à Ayrens et propose dès la rentrée des cours de jiu-jitsu brésilien. Une offre sportive inédite.

Deux personnes en train de combattre au sol
Le 11 septembre, Lorenzo Contador donnera son premier cours de jiu-jitsu brésilien à la salle polyvalente d’Ayrens.
© M. V.

La salle polyvalente d’Ayrens va accueillir un nouvel occupant. En plus des habitants et des aînés qui y trouvent refuge pour leurs activités, Lorenzo Contardo, 40 ans, va y installer dans quelques jours ses tapis de jiu-jitsu brésilien. Arrivé en novembre 2023 dans le Cantal et installé depuis presque trois mois sur cette commune de 650 habitants, les choses vont très vite pour l’Italien. Licencié au club de judo aurillacois de l’Ajac, il a proposé en fin de saison dernière quatre sessions de découverte du jiu-jitsu, discipline dont il arbore la ceinture marron. Pour une première relayée sur les réseaux sociaux et le bouche-à-oreille, ce fut un succès : une trentaine de curieux y ont participé, des jeunes, des femmes, des adultes adeptes du MMA ou de la boxe mais aussi des débutants ou des judokas désireux de parfaire leurs techniques au sol... Le projet de créer une association pour structurer son désir d’enseigner se concrétise : depuis cet été est née JJB Cantal.


Un jeu d’échecs


À Aurillac, deux créneaux de cours sont réservés au dojo de Peyrolles. Pas assez ambitieux pour le jeune homme : “Il y a 14 associations et deux dojos donc il faut y aller le couteau entre les dents pour négocier une disponibilité... J’ai voulu monter un projet dans une commune très proche de la ville centre pour avoir plus de souplesse et de marge de manœuvre. Le JJB, ça a toujours été dans les grandes villes, là on regarde un peu à côté, pour tisser des liens avec le milieu rural. Des échanges seront faits avec Aurillac, mais aussi Figeac, Rodez,... L’idée est de créer une réalité JJB dans le Cantal.”
Le coup d’envoi de cette activité sera donné mardi 11  septembre, et deux rendez-vous hebdomadaires sont fixés, avec le jeudi en plus, de 19 h 30 à 21 heures. Lorenzo Contardo a pu compter sur la solidarité du Yokaï judo, qui lui a prêté 50 m2 de tapis. De quoi accueillir “six binômes facilement”. Les cours sont ouverts aux plus de 13 ans.
Ne reste plus qu’à enfiler le gi, un judogi pour les judokas ou, dans un premier temps, un survêtement. Place ensuite aux randori (combats) à thèmes, pour “exprimer la technique apprise”, ou libres. “On s’adapte à la morphologie de la personne en face de nous, son gabarit. Un entraînement ne ressemble à aucun autre, ça permet d’émousser l’égo, surtout chez les mauvais perdants ! Rien n’est jamais acquis, il faut se remettre régulièrement en question. C’est comme un jeu d’échecs, avec des composantes stratégiques : face à une problématique, comment je m’y prends pour combattre ? L’idée est de garder son jeu de préférence pour arriver à la soumission de l’adversaire.”
Titulaire d’un BP Jeps lutte et disciplines associées décroché en 2013 à Dijon après avoir démarré chez Werdum à Bordeaux, Lorenzo Contardo est inscrit dans le parcours de formation Certificat d’animateur fédéral de jiu-jitsu brésilien, épaulé dans son projet par l’académie toulousaine d’Acemat (Les as du tapis, ndlr) animée par deux professeurs diplômés de renom : Laurence Fouillat, première européenne à obtenir la ceinture noire de JJB et à remporter le championnat du monde ceinture noire adulte IBJJF (International brazilian jiu-jitsu federation), et son époux Erwan. Le couple est le superviseur technique du Cantalien, notamment pour le passage des ceintures et le suivi de la progression des grades. 


Un tissu associatif vivant


“C’est plein d’espoir !”, se réjouit le maire d’Ayrens, Hubert Bonhommet, tout heureux d’accueillir une nouvelle association et renforcer ainsi l’attractivité de sa commune. Le comité des fêtes s’est remonté, l’équipe de football, qui partagera ses vestiaires avec le JJB, a remporté la coupe Barrès et attire les joueurs : “Nous avons une vie associative qui fonctionne et c’est elle qui fait le tissu vivant de la commune.” Et l’élu se dit “curieux” à l’idée de “découvrir” cet art martial, et d”“essayer, pourquoi pas !” 
 

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