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Jeunes agriculteurs : le Cantal ne veut pas brader sa politique d'installation

Les évolutions de l'accompagnement du parcours à l'installation, piloté depuis la Région dès le 1er janvier 2015, devront servir à garder de l'attractivité pour le métier.

Avec l'espoir d'installer un maximum de jeunes, et surtout de jeunes qui réussissent.
Avec l'espoir d'installer un maximum de jeunes, et surtout de jeunes qui réussissent.
© R.Saint-André

Dès le 1er janvier 2015, la Région va être maître d'oeuvre du second pilier de la Pac qui intéresse notamment les aides à l'installation. Lors d'une session extraordinaire, lundi 15 décembre, le syndicat des Jeunes Agriculteurs du Cantal a choisi de présenter les évolutions qui se profilent et d'en débattre avec l'ensemble des organisations professionnelles agricoles. Le premier contact des  porteurs de projets se fera désormais au Point accueil installation et transmission (PAIT). Puis suit le volet formations, dans le cadre du Plan de professionnalisation personnalisé. Benoît Aurière, président des JA du Cantal, et Frédéric Lacoste, responsable installation, ont rappelé l'attachement à ces formations : celle "devenir chef d'entreprise agricole" qui sert à se sentir à l'aise dans son milieu ; le stage 21 heures, piloté par la Chambre d'agriculture avec un nouveau cahier des charges qui s'articule autour d'un tronc commun régional et une journée spécifique au département ; le stage de deux mois, "une opportunité pour voir autre chose et faire grandir  son projet",  estime le président des JA, en rappelant que l'enjeu est de s'entourer du maximum de chances, avant de lancer un projet qui mobilise en moyenne 350 000 euros !


Les acquis de l'expérience


David Noyer de la FDSEA et Céline Arsac directrice du CFPPA, auraient apprécié que soit pris en compte davantage l'expérience préalable du candidat. "Si on n'impose pas les formations, les plus jeunes ne les suivront pas. Mais les plus âgés, certes plus volontaires, n'en ont pourtant pas systématiquement besoin", relèvela responsable du centre de  formation adultes. "Inutile de freiner l'ardeur de ceux qui ont envie d'apprendre encore", lui rétorque Nicolas Bardy au nom de la Chambre d'agriculture. Le président départemental du Crédit agricole Centre France, Daniel Crétois, estime lui aussi nécessaire d'être bien formé, à tout âge. Enfin, Boris Calland, chef du service de l'économie agricole à la Direction départemental des territoires, confirme que pour profiter de  dotations  de  type  DJA,   les formations doivent être complètes et se faire avant l'installation. Dans ce cas- et c'est nouveau - le nouvel installé aura 80 % des aides la première année et 20 % en fin de quatrième année (un bilan à mi-parcours est programmé la troisième année pour apporter des corrections si nécessaires).Pour en bénéficier, le Plan d'entreprise, qui remplace le Plan de développement de l'exploitation (PDE) jugé trop complexe avec des écarts trop fréquents avec la réalité du projet, se veut un document de synthèse plus simple. "Il sert le porteur de projet à se situer et facilite l'émission d'un avis par les membres de la Commission départementale d'orientation", explique Laurent Bouscarat. Pas de révolution donc, concluent les JA, mais quelques évolutions qui permettront - peut-être - de gagner du temps sur le parcours à l'installation. Un regret toutefois : une bonification "montagne" de la DJA ramenée de neuf à cinq ans.


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