Aller au contenu principal

Sanitaire
Introduction de bovins : l’analyse BVD obligatoire au 1er mars 2013

Afin de protéger les cheptels acheteurs du département et leur voisinage, le dépistage de la BVD lors d’introduction d’animaux devient obligatoire au 1er mars 2013 par arrêté préfectoral.

Les introductions d’animaux IPI et virémiques transitoires sont un risque majeur de contamination des troupeaux bovins. Un moyen efficace d’éviter ce risque est de contrôler les bovins achetés en BVD et de respecter une quarantaine de 15 jours minimum.
Le contrôle consiste à faire réaliser une analyse virologique BVD par PCR sur le sang de l’animal. Le résultat devra être négatif.
Depuis le 1er janvier 2008, l’analyse virologique BVD est réalisée sur les prises de sang d’achat pour les éleveurs qui le souhaitent. Suite à un partenariat avec le laboratoire départemental, le GDS a négocié l’analyse à 5 €HT. Ainsi, 2 bovins sur 3 sont contrôlés en BVD sur le département depuis 4 ans (10 000 bovins par an). Depuis 2008, le taux de bovins positifs est d’environ 1 % des animaux achetés. Pour les animaux achetés de moins de 1 mois, le taux de positifs est supérieur à 3 %.

Arrêté préfectoral
Un arrêté préfectoral rend obligatoire le dépistage BVD à l’introduction à partir du 1er mars 2013
Au 1er mars 2013, tout bovin devra subir un contrôle virologique BVD dans les 10 jours suivant la livraison.
La BVD n’est pas encore une maladie vice rédhibitoire. L’annulation de la vente ne peut se faire qu’avec la signature d’un billet de garantie conventionnelle (faire signer ce document au vendeur à chaque achat de bovins).

Dérogations possibles
Des dérogations sont possibles au contrôle d’introduction :
•pour les animaux d’engraissement sous régime dérogatoire (cartes jaunes),
•pour les bovins en cartes vertes, sous 3 conditions réunies :
1 : le bovin est sous garantie non IPI en matière de BVD (analyse favorable déjà réalisée auparavant).
2 : le bovin provient d’un cheptel sous appellation indemne d’IBR.
3 : le transport est direct entre le cheptel acheteur et vendeur et concerne des animaux de même statuts IBR et BVD. Le transport sera assuré par les éleveurs eux-mêmes.
Le contrôle d’introduction ne sera pas nécessaire si ces 3 conditions sont remplies.
La dérogation sera  donc acceptée si le GDS reçoit l’attestation de transport direct, la carte verte du bovin (avec mention IBR) et l’attestation NON IPI (ou résultat d’analyse BVD).
Les dérogations actuelles au contrôle d’introduction (transport direct et bovin indemne d’IBR) sont acceptées pour une période transitoire pour les bovins introduits jusqu’au 15 mars 2013. Après cette date, elles ne seront plus acceptées.

Garantie BVD NON IPI pour les éleveurs vendeurs
Vous pouvez faire garantir en BVD (garantie NON IPI) vos animaux à vendre en effectuant un test virologique sur ces animaux. Le test se fait soit sur une prise de sang réalisée par votre vétérinaire (lors de la prophylaxie ou demande spéciale) soit sur un prélèvement de cartilage réalisé par vous même (commande d’une pince spéciale et de boucles spéciales auprès du GDS ; renseignement : 04 71 09 35 36).
Le GDS vous remettra prochainement les attestations des bovins déjà testés favorablement qui sont à coller sur les cartes vertes de chaque bovin. Si vous souhaitez recevoir des attestations pour des bovins qui seront testés dans les mois à venir, merci de nous en faire la demande.

Julien Bachellerie - GDS43

Les plus lus

Mickaël Vignal, au centre, a investi dans une centrale photovoltaïque de 36 kWc dont une partie de la production est autoconsommée.
Avec la baisse des tarifs de rachat d'électricité, l’autoconsommation est-elle devenue rentable ? 

À Sugères, Mickaël Vignal, éleveur laitier, a investi dans l'énergie solaire pour réduire sa facture d’électricité de 28…

Un nouveau kit d’introduction dérogatoire a été mis en place par le GDS. Il concerne les lots d’au moins 10 bovins âgés de moins de 24 mois, destinés uniquement à la boucherie ou à l’export.
Au 1er avril 2026 : les règles d'introduction des bovins évoluent

Les règles d’introduction des bovins en Haute-Loire évoluent le 1er avril 2026 afin de mieux concilier sécurité…

portrait de Domniqué Chargé, président de La Coopérative Agricole.
Dominique Chargé voit les coopératives “prêtes à reconstruire de la souveraineté”

Dans un pays aux 2 100 coopératives et où trois agriculteurs sur quatre sont adhérents, le chef de l’organisation faîtière des…

tank à lait avec des gens
Surproduction laitière : « L’enjeu est de faire la marche arrière la plus basse possible sur les prix »

Florent Kaplon, président du CRIEL et directeur amont des fromageries Dischamps analyse la conjoncture laitière et apporte un…

Le Cantal est le département de la région où la collecte laitière a le plus progressé fin 2025.
Lait de vache : Pourquoi la collecte laitière augmente ?

Depuis la fin de l'année, la production laitière a fortement augmenté à la faveur d'un automne clément et de fourrages…

De gauche à droite : Pierre Prallon, JA 43, Lionel Guy, président de la section lait de la FDSEA 43, Éric Richard, administrateur de la FNPL et vice-président  section lait de la FDSEA 43, Ludovic Blin, vice-président de la FNPL, J-Paul Peyral, administrateur FNPL et Géraud Bruel, président de la section lait du Cantal.
Tournée régionale FNPL : les éleveurs paient l’addition d’un manque d’anticipation industriel dans la crise laitière

En 2026, les éleveurs laitiers français paient le prix fort d’un manque d’anticipation industriel. C'est l'analyse portée par…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière