Aller au contenu principal

Installer un parc de contention collective fixe

Pour augmenter la sécurité et améliorer les conditions de travail, plusieurs éleveurs optent pour un parc de contention collective fixe. Installées à côté des bâtiments ces installations sont pensées pour faciliter la vie de l’éleveur.

© MSA

« On estime qu’en moyenne, chaque année, les non-salariés agricoles sont victimes de près de 4 500 accidents du travail avec et sans arrêt causés par les bovins… ce qui représente environ 16 % du nombre total d’accidents du travail des non-salariés agricoles. » Ce constat de la MSA, montre l’importance de la présence d’un bon moyen de contention au sein de l’exploitation. Pour pallier ce risque, il existe plusieurs moyens de contentions disponibles : du matériel fixe, mobile, individuel ou collectif. Dans des élevages de taille importante et plus particulièrement dans des élevages allaitants, il est recommandé d’opter pour un matériel de contention collectif. Entre matériel fixe et mobile, le choix est ensuite dû à l’éleveur et aux pratiques au sein de l’exploitation. Un matériel de contention fixe offre la possibilité à l’éleveur de construire une grande partie de l’infrastructure. Il est alors divisé en trois parties : le parc d’attente, le couloir de contention et le parc de rassemblement. Ces équipements peuvent ensuite être complétés par une porte de tri, une porte cornadis, une cage de contention ou de pesée ainsi que des installations d’embarquement en sortie du couloir.


Le parc d’attente fixe
Première étape de la conception d’un parc de contention collectif fixe, le parc d’attente doit être réfléchi suivant le nombre d’animaux que l’on prévoit d’y mettre. On comptera ainsi 1,5 m² par bovin adulte et 2,5 m² pour une vache et son veau pour une hauteur de parois d’environ 1,80 m. La distance entre les poteaux doit-elle être de 2,50 m maximum. Le sol doit aussi être pensé pour permettre un bon maintien sanitaire de l’endroit. Le béton, glissant pour l’animal comme pour l’homme est déconseillé. On optera donc pour un sol empierré et tassé incliné avec d’une pente de 2 à 3 % permettant un nettoyage facile de l’endroit. Le dispositif de verrouillage des portes doit, quant à lui, être pensé pour être le plus simple possible. Deux formes de parc d’attentes sont couramment construites : les installations rondes, de type « boîte à camembert » offrent une occupation restreinte du sol et sont bien adaptées à la circulation naturelle des bovins. Néanmoins, on pourra aussi opter pour un parc d’attente de forme allongé, mieux adapté pour canaliser les animaux et éviter les mouvements tournants. « Dans ce cas de figure, il est très important de supprimer les angles où les animaux ont tendance à s’agglutiner, explique Gérard Molines, conseiller en prévention de la MSA du Languedoc. Cette forme allongée est aussi pratique car elle permet de construire un couloir de contention latéral. En optant pour ce type d’entrée de couloir, soit un entonnoir de 45°, on empêche la vache de voir le fond du couloir avant qu’elle ne s’engouffre dedans, elle sera donc plus encline à s’y engager que dans un système classique. »

 

 

Suite de l'article à lire dans le Réveil Lozère n°1420, du 27 juillet 2017, en page 8.

Les plus lus

La dose d’engrais azoté à apporter correspond à l’écart entre les besoins totaux et les fournitures du sol. Ici un maïs au stade 4-5 feuilles.
25 à 30 T/ha de fumier de bovins suffisent à couvrir les besoins en phosphore et potasse

Le service productions végétales de la Chambre d'agriculture de Haute-Loire fait le point sur la fertilisation de la culture…

Poulet du Bourbonnais.
Dans les coulisses de la filière avicole dans l'Allier

Première viande consommée en France depuis 2024 après le porc, la volaille s’impose à près de 32 kg par habitant chaque année…

Ludivine Lot sur son exploitation
JA 03 : une nouvelle présidence, un nouveau bureau

À l’issue des élections internes du 8 avril, les Jeunes Agriculteurs de l’Allier ont annoncé l’élection de Ludivine Lot à…

Le 24 avril, les prix constatés dans le magasin atteignaient 24,99€/kg.
Saint-Nectaire fermier à 25€/kg à Auchan Besse : le prix qui indigne les producteurs

À Besse, un Saint-Nectaire vendu jusqu'à 45 € la pièce chez Auchan suscite la colère des producteurs. Impuissante, l'ISN…

La France des fermes bio de Pauline

À la force des mollets, Pauline Plaçais explore les réalités agricoles françaises et questionne notre rapport à l’alimentation…

Nouvelle attaque de loup dans le Puy-de-Dôme, la 5e de 2026

Le 16 avril dernier, la responsabilité du prédateur n'a pas été écartée à la suite d'un constat d'attaque par les agents de l'…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière