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JA AURA
Installation, revendications, animations…

Les Jeunes agriculteurs d’Auvergne-Rhône-Alpes se sont réunis en assemblée générale, vendredi 14 avril, à Miremont, dans le Puy-de-Dôme.  

L’équipe de JA Aura.
L’équipe de JA Aura.
© JA Aura.

Au cœur des Combrailles, accueillis par Benjamin Rouganne, agriculteur dans le Puy-de-Dôme, trésorier des JA Aura, et l’équipe des JA Puy-de-Dôme, des agricultrices et agriculteurs venus des douze départements de la Région se sont retrouvés en fin de semaine dernière pour un temps d’échange et de travail, agrémenté de moments festifs comme seul JA en a le secret. « C’est dans notre ADN, de proposer aux jeunes un endroit de réflexion, de confrontation des points de vue pour défendre leur métier teinté de convivialité et d’envie de faire bouger nos territoires », a résumé Clément Rivoire, vice-président des JA Aura en préambule de l’assemblée générale des Jeunes agriculteurs d’Auvergne-Rhône-Alpes. En ces temps où l’individualisme gagne du terrain, il s’avère, on ne peut plus nécessaire de convaincre de l’intérêt de rejoindre JA, au nom d’un principe fondamental, qu’a rappelé le président, Jocelyn Dubost : « JA reste une pyramide. Cela ne bout jamais par le haut », comprenez c’est bien du terrain que remontent les sujets et c’est bien dans l’intérêt du terrain que des combats sont menés.

2022 : entre rendez-vous et manifestations

L’année écoulée a été riche en activités pour la structure régionale, avec entre autres, des rendez-vous avec les institutionnels, avec des opérateurs économiques comme Sodiaal, avec la participation à des manifestations d’envergure en GMS et centrales d’achat pour faire appliquer la loi Egalim. « Nous avons dans les tuyaux deux rendez-vous avec la Dreal (Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement) et FNE (France nature environnement) », a précisé le président. Objectif : avancer avec eux de manière pragmatique sur les sujets relatifs à l’environnement et sortir de cette mise au banc des accusés du monde agricole quasi systématique.

2023 : année 1 de la nouvelle DJA

La poursuite du travail de fond autour de l’installation, sujet phare du réseau, a évidemment été au cœur de l’action. « Dès que l’on parle de filières, l’enjeu du renouvellement des générations est bien présent, aucune n’échappe à cet impératif de susciter des vocations. Sept groupes de travail se sont réunis tout au long de l’année pour avancer sur ce sujet, nous avons coconstruit la charte d’avenir bovins lait avec le Criel Alpes Massif central, nous avons planché sur le PLOA (pacte et loi d’orientation et d’avenir agricoles), et avancé avec la Région sur la nouvelle mouture de la DJA." Un travail de fond a en effet été mené sur la Dotation jeunes agriculteurs en collaboration avec les autres organisations professionnelles agricoles, la Chambre régionale d’agriculture en particulier, et surtout avec le Conseil régional, pilote de la politique à l’installation depuis le 1er janvier 2023. « L’installation et la transmission sont les marqueurs principaux de notre région en matière agricole auxquels nous consacrons des moyens conséquents à hauteur de 15 millions d’euros. Auvergne-Rhône Alpes est la région qui installe le plus (ndlr : 987 DJA accordées en 2022) et où la DJA est la plus importante en valeur », a indiqué Fabrice Pannekoucke, vice-président chargé de l’agriculture au Conseil régional.

42 000 € en moyenne par dossier

A date, le Conseil régional a reçu 200 dossiers. Un premier comité de programmation en a instruit une partie et en a validé 102, pour un montant moyen de DJA de   42 000 euros. C’est un peu plus que prévu, et cela corrobore, selon l’élu, l’ambition de la Région, qui a pris soin de travailler en amont avec la profession, « de réussir cette étape essentielle de l’installation. Ces 40 000 euros c’est le parcours de la réussite, cela vient soutenir les investissements qui vont être mis en œuvre, ce qui suppose des instructions réussies et donc assortis de demandes d’arguments solides. On ne laisse personne sur le bord de la route dès lors que le projet est viable et vivable. Et si nous avons plus de dossiers que prévu, nous aurons recours à la politique des vases communiquant sur le budget de la Région ».

 

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